BREF par Wealthsimple
đŸ„Š Y contre boomers contre X
Oct 07, 2024
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Aussi : pourquoi le 3e trimestre a Ă©tĂ© Ă©tonnamment bon 7 Octobre 2024 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne DANS CETTE ÉDITION Lecture : 8 min FĂ©licitations! Nous voilĂ  Ă  la fin du troisiĂšme trimestre de 2024. Comment ça s’est passĂ©? On vous explique plus loin. On se demande aussi comment les diffĂ©rentes gĂ©nĂ©rations s’en sortent dans cette Ă©conomie et, plus prĂ©cisĂ©ment, si les Y sont encore si loin derriĂšre. On sera de retour mardi prochain avec notre programme habituel (et l’indice FOMO!). En attendant, bonne lecture de cette Ă©dition spĂ©ciale! —La rĂ©daction Le troisiĂšme trimestre en chiffres : 1er juillet - 30 septembre TSX : +9,7 % (+14,5 % cumul de l’annĂ©e) S&P 500 : +5,5 % (+20,8 % CDA) Nasdaq : +2,6 % (+21,2 % CDA) Bitcoin : +6 % (+52 % CDA) Les 7 magnifiques : +4,78 % (+30,3 % CDA) Indice Bloomberg des matiĂšres premiĂšres : +0,7 % (+5,9 % CDA) Plus grand gain canadien* : CIBC, +28,9 % Plus grand recul canadien* : Cenovus, -15,2 % *Ensemble : TSX 60. Rendements totaux indiquĂ©s. DonnĂ©es de Bloomberg. LE TRIMESTRE SUR LES MARCHÉS Les trois derniers mois ont Ă©tĂ© marquĂ©s par l’instabilitĂ© et l’incertitude : explosion de la violence au Moyen-Orient, Ă©lection prĂ©sidentielle amĂ©ricaine chaotique, grĂšves Ă  profusion, questions troublantes concernant la Chine
 Et pourtant, les actions et obligations ont terminĂ© le troisiĂšme trimestre en forte hausse. Ce qui Ă©tait dĂ©jĂ  une excellente annĂ©e s’avĂšre maintenant une annĂ©e incomparable. Comment est-ce possible, avec toutes les catastrophes et perturbations qui secouent le monde? Il s’agit essentiellement d’un tournant radical de la politique monĂ©taire mondiale. AprĂšs trois annĂ©es d’inflation galopante, toutes les grandes banques centrales – y compris la Fed amĂ©ricaine, longtemps restĂ©e Ă  l’écart – ont commencĂ© Ă  rĂ©duire leurs taux d’intĂ©rĂȘt. En fait, le troisiĂšme trimestre a Ă©tĂ© le premier en quatre ans au cours duquel aucune banque centrale mondiale n’a augmentĂ© ses taux. À prĂ©sent, les taux devraient baisser rapidement, peut-ĂȘtre aussi bas que 1,5 % d’ici la fin de 2025. Pour les gens qui investissent, les astres sont alignĂ©s : la baisse des taux et la rĂ©silience de l’économie constituent la recette parfaite pour que les entreprises fassent des profits et (et ça s’est dĂ©jĂ  vu) que le cours des actions explose. Les baisses de taux ont Ă©galement tendance Ă  stimuler le prix des obligations. L’HISTOIRE CAPITALE Le combat des gĂ©nĂ©rations : qui trĂŽne vraiment au sommet de 2024? Il y a quatre ou cinq ans, tous les grands mĂ©dias semblaient s’ĂȘtre passĂ© le mot pour publier des dossiers sur la calamitĂ© financiĂšre qui attendait la gĂ©nĂ©ration Y. C’est vrai qu’il Ă©tait difficile de les contredire. Pensez-y : le Y type, nĂ© entre 1980 et 1996, est entrĂ© sur le marchĂ© du travail pendant ou immĂ©diatement aprĂšs la Grande RĂ©cession de 2008. Puis, Ă  peine l’économie remise sur pied, BOUM : pandĂ©mie, licenciements massifs, inflation, crise du logement. Pas surprenant que la gĂ©nĂ©ration Y soit la premiĂšre de l’histoire Ă  gagner moins que ses parents, gĂ©nĂ©ralement des baby-boomers (nĂ©s entre 1946 et 1964). Quant Ă  la gĂ©nĂ©ration X (nĂ©e entre 1965 et 1979), elle se situerait quelque part entre les deux : pas aussi condamnĂ©e que les Y, ni aussi aisĂ©ment prospĂšre que les baby-boomers. Mais, aprĂšs avoir touchĂ© des salaires dignes d’une pandĂ©mie, la gĂ©nĂ©ration Y, qui forme maintenant la plus grande partie de la population canadienne, est-elle toujours terriblement en retard sur les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes? Ou s’en sort-elle plutĂŽt bien par rapport aux X et aux baby-boomers? Et d’ailleurs, comment se portent les gĂ©nĂ©rations plus ĂągĂ©es? On a creusĂ© les donnĂ©es pour y voir plus clair. 1er round : les salaires Les revenus de travail suivent un modĂšle prĂ©visible. À 20 ans, on gagne gĂ©nĂ©ralement des pinottes (pour utiliser un terme technique), tandis qu’à 40 ou 50 ans, on a tendance Ă  gagner beaucoup plus en raison de toute l’expĂ©rience qu’on a sous la cravate. Pour avoir une idĂ©e prĂ©cise de la situation des diffĂ©rentes gĂ©nĂ©rations, il faut donc les revenus qu’elles percevaient lorsqu’elles avaient le mĂȘme Ăąge. Le niveau de revenu vers 30 ans est particuliĂšrement intĂ©ressant. En effet, l’argent que vous gagnez Ă  ce moment-lĂ  a souvent un effet considĂ©rable sur votre Ă©pargne, grĂące Ă  la puissance des intĂ©rĂȘts composĂ©s (alias la huitiĂšme merveille du monde). Alors, qui gagne? AprĂšs un dĂ©part Ă  la traĂźne, les Y, qui ont maintenant entre 28 et 44 ans, gagnent aujourd’hui un peu plus d’argent que la gĂ©nĂ©ration X ou les baby-boomers au mĂȘme Ăąge. Cette situation n’est peut-ĂȘtre pas totalement Ă©tonnante, considĂ©rant que l’économie canadienne a bien prospĂ©rĂ© au cours des trois derniĂšres dĂ©cennies. Cette tendance est-elle lĂ  pour rester? Difficile Ă  dire. AprĂšs avoir progressĂ© rapidement pendant la pandĂ©mie, la hausse des revenus marque maintenant le pas, ce qui pourrait ĂȘtre de mauvais augure pour les Y dans les annĂ©es Ă  venir (et peut-ĂȘtre encore plus pour les Z). La ceinture revient Ă  : la gĂ©nĂ©ration Y (par un cheveu) 2e round : la valeur nette Le revenu est une chose, le patrimoine en est une autre. Ci-dessus, vous pouvez voir le patrimoine mĂ©dian ajustĂ© Ă  l’inflation par gĂ©nĂ©ration et par Ăąge aux États-Unis. Malheureusement, nous ne disposons pas de donnĂ©es rĂ©centes sur le patrimoine net des Canadiennes et des Canadiens, mais les donnĂ©es (plutĂŽt vieillottes) de Statistique Canada reflĂštent des tendances similaires. Et comme les Y du Canada et des États-Unis ont des taux d’accession Ă  la propriĂ©tĂ© presque identiques – environ 52 % ici comme lĂ -bas – et que les maisons ont toujours Ă©tĂ© l’un des principaux moteurs de prospĂ©ritĂ© au Canada, il est raisonnable de supposer que les Y des États-Unis et du Canada s’en sortent Ă  peu prĂšs de la mĂȘme façon. En tout cas, les donnĂ©es suggĂšrent que la gĂ©nĂ©ration Y a non seulement rattrapĂ© la gĂ©nĂ©ration X et les baby-boomers au cours des derniĂšres annĂ©es, mais qu’elle pourrait mĂȘme avoir pris de l’avance. En effet, malgrĂ© la crise du logement, les personnes nouvellement arrivĂ©es au pays ont continuĂ© Ă  acheter des propriĂ©tĂ©s au mĂȘme rythme que les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes, probablement grĂące Ă  la banque de maman et papa. Et, comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, les prix des logements ont grimpĂ© en flĂšche. En consĂ©quence, le patrimoine net des Y a considĂ©rablement augmentĂ©. Ce qu’il y a de plus incroyable dans tout ça, c’est que la gĂ©nĂ©ration Y est plus endettĂ©e que les prĂ©cĂ©dentes et, de ce fait, manque davantage de liquiditĂ©s. MalgrĂ© tout, la cohorte semble en bonne voie pour se constituer un patrimoine supĂ©rieur. La ceinture revient Ă  : la gĂ©nĂ©ration Y 3e round : l’abordabilitĂ© Oui, le coĂ»t de la vie a augmentĂ© au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies, mais les salaires ont pour l’essentiel suivi la hausse des prix
 sauf en ce qui concerne le logement, comme le montre le tableau ci-dessus. Ça chamboule les plans d’un grand nombre de personnes, et Ă  juste titre, car la plupart d’entre elles aspirent Ă  devenir propriĂ©taires. La flambĂ©e des prix de l’immobilier a Ă©galement exacerbĂ© les inĂ©galitĂ©s de patrimoine, puisque les locataires n’ont absolument pas profitĂ© du boum immobilier, ce qui signifie que leur patrimoine net a trĂšs certainement Ă©tĂ© infĂ©rieur Ă  celui de leurs homologues propriĂ©taires. Sans surprise, la classe moyenne et les personnes en situation de pauvretĂ© perdent du terrain. L’écart de richesse est aujourd’hui le plus important jamais enregistrĂ©. Heureusement pour quelques X et Y, on se trouve actuellement au cƓur du plus grand transfert de richesse de l’histoire. Les baby-boomers du pays transmettront quelque 1 000 G$ Ă  leurs proches dans les dĂ©cennies Ă  venir, alors qu’ils et elles pousseront leur dernier « dans mon temps, on allait Ă  l’école Ă  pied dans 10 pieds de neige ». La ceinture revient Ă  : la gĂ©nĂ©ration X et les baby-boomers. Et aussi un peu les Y qui toucheront des actifs. Alors? La vie est longue. Les choses changent. La conclusion la plus Ă©vidente Ă  tirer de toutes ces donnĂ©es : ce n’est pas parce que les mĂ©dias dĂ©clarent la perdition totale de votre gĂ©nĂ©ration qu’il faut jeter l’éponge et cesser d’épargner et d’investir. En effet, les choses peuvent changer rapidement, comme ce fut le cas pour les Y. Ne pas placer d’argent ces derniĂšres annĂ©es aurait Ă©tĂ© une erreur. Le chemin vers la richesse n’a jamais vraiment changĂ© : il faut travailler dur, essayer de gagner un revenu dĂ©cent, Ă©pargner et investir. C’est plate, mais c’est ça! Cela dit, il ne faut pas oublier que les marchĂ©s ne sont pas statiques. L’immobilier a Ă©tĂ© un Ă©norme moteur de richesse depuis 2000 environ. Mais notons qu’auparavant, les prix de l’immobilier Ă©taient restĂ©s relativement stables du milieu des annĂ©es 1970 au milieu des annĂ©es 1980. Par la suite, aprĂšs une forte hausse Ă  la fin des annĂ©es 1980, les prix sont restĂ©s stables pendant une grande partie des annĂ©es 1990. C’est important de s’en souvenir, parce que le gouvernement fĂ©dĂ©ral et de nombreuses municipalitĂ©s s’efforcent actuellement de rendre le logement plus abordable. Qui sait dans quelle mesure ils rĂ©ussiront? Ou ce qui se passera lorsque les baby-boomers ralentiront enfin leur train de vie ou quitteront leur maison de longue date? Peut-ĂȘtre que l’immobilier n’augmentera pas Ă©ternellement? Tous ces points d’interrogation rendent la diversification plus importante que jamais, et ce, Ă  tout Ăąge et Ă  toute Ă©tape de la vie. Encore une fois, c’est plate, mais c’est ça! Enfin, les jeunes ont toutes sortes de raisons valables d’envisager l’avenir avec pessimisme : changements climatiques, guerres et instabilitĂ©, inĂ©galitĂ©s croissantes, incertitude Ă©conomique, etc. D’un autre cĂŽtĂ©, il y a eu des amĂ©liorations dans certains aspects financiers importants au Canada, comme les salaires et l’épargne, et il n’y a aucune raison pour que les Canadiennes et les Canadiens, toutes gĂ©nĂ©rations confondues, ne continuent pas de progresser. Essayez de garder cela Ă  l’esprit si votre situation financiĂšre personnelle vous semble difficile. Se morfondre en imaginant l’Apocalypse n’est pas une stratĂ©gie recommandĂ©e pour renflouer vos comptes. — Sarah Rieger Illustration par Ilya Milstein QUE PENSEZ-VOUS DE L’INFOLETTRE D’AUJOURD’HUI? J’adore Bien Bof Nos collaborateurs cette semaine : Nicolas A Martineau (rĂ©dacteur français), Anne LaguĂ« (traductrice), Cristina Marziale (traductrice), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Ben Mathis-Lilley (rĂ©dacteur), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Sarah Rieger (journaliste), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Clare Douglas (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable, marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s) Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Peter Martin (rĂ©dacteur principal), Kat Angus (directrice de la rĂ©daction) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Voir dans le navigateur Politiques de confidentialitĂ© Se dĂ©sabonner BREF est publiĂ© par Wealthsimple Media inc. Son contenu est prĂ©sentĂ© Ă  titre indicatif seulement. 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