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Aussi : le bitcoin est-il vraiment une valeur refuge?
8 décembre 2025
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DANS CETTE ĂDITION
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Factures télé
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Tic, toc, la Cour
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Année enragée
On sâennuie de lâĂ©poque TĂ©lĂ©-Pirate et des factures tĂ©lĂ© un peu plus raisonnables dâil y a 5 ans. | TĂ©lĂ©-Pirate
LA SEMAINE SUR LES MARCHĂS
Le bitcoin a-t-il finalement perdu de son éclat?
AprĂšs un mois de novembre difficile, la plupart des actions ont continuĂ© de progresser la semaine derniĂšre. Mais concentrons-nous sur lâexception : le bitcoin, qui est en baisse de 10 % depuis le dĂ©but de 2025. LâĂ©cart grandissant entre ce dernier et les actions technologiques en pousse dâailleurs plusieurs Ă se demander si le bitcoin nâest plus ce quâil a dĂ©jĂ Ă©tĂ©.
Et les questions sont carrĂ©ment existentielles. Ă commencer par : câest quoi, un bitcoin, au juste? Historiquement, il sâest comportĂ© comme une action technologique, achetĂ© et vendu par des personnes semblables, avec des perspectives semblables. Ce nâest plus trop le cas. Pour certaines personnes, il reprĂ©sentait un refuge contre la dĂ©valuation monĂ©taire, une sorte dâor numĂ©rique qui montait lorsque lâinflation augmentait ou que les taux dâintĂ©rĂȘt baissaient. Alors, que se passe-t-il? Merryn Somerset Webb, de Bloomberg, propose deux explications. Ăa pourrait ĂȘtre simplement la volatilitĂ© habituelle. Ou le fait que celles et ceux qui ont achetĂ© leurs piĂšces avec beaucoup dâargent empruntĂ© doivent maintenant envisager de vendre. Les regards sont tournĂ©s vers Michael Saylor de Strategy Inc. dont la prochaine dĂ©cision, vendre ou ne pas vendre, pourrait dĂ©terminer le destin du bitcoin Ă partir dâici.
LE TABLEAU DE LA SEMAINE
On a appris la semaine derniÚre que Netflix achÚtera les studios de Warner Bros et le service de diffusion en continu de HBO Max pour 82,7 G$ US. Si tout se passe comme prévu, Crave pourrait perdre son contenu HBO, ce qui serait un vrai coup dur.
CE QUI SâEST PASSĂ LA SEMAINE DERNIĂRE
Sam Altman dĂ©clenche une alerte rouge contre Gemini 3. En novembre, Google a lancĂ© son robot conversationnel Gemini 3, une innovation encensĂ©e qui a reçu dâexcellentes notes de prĂ©cision. Le nombre dâutilisateurs et dâutilisatrices a explosĂ©, ce qui a tellement surpris le chef de file du secteur, OpenAI, que son PDG, Sam Altman a Ă©mis une directive dâ« alerte rouge » Ă lâĂ©chelle de lâentreprise pour amĂ©liorer ChatGPT 5.1. Il faut dire que la mise Ă jour de son produit phare avait Ă©tĂ© largement critiquĂ©e. RĂ©sultat : rĂ©organisation frĂ©nĂ©tique des Ă©quipes, mise au placard de plusieurs projets et suivis quotidiens avec le patron lui-mĂȘme.
Bonne nouvelle sur le marchĂ© de lâemploi! Le taux de chĂŽmage au Canada a baissĂ© Ă 6,5 % en novembre, troisiĂšme mois dâaffilĂ©e marquĂ© par de fortes crĂ©ations dâemplois. Câest un signe que lâĂ©conomie rĂ©siste mieux que prĂ©vu Ă la guerre commerciale.
Mauvaise nouvelle du cĂŽtĂ© du logement! Un nouveau rapport rĂ©vĂšle que Maisons Canada, la nouvelle agence fĂ©dĂ©rale trĂšs mĂ©diatisĂ©e Ă qui le premier ministre Carney a confiĂ© la mission dâaccĂ©lĂ©rer la construction de logements, est en voie de bĂątir seulement environ 5000 unitĂ©s par annĂ©e. Câest un peu (beaucoup) en dessous de son objectif annuel de 500 000 unitĂ©s.
âClaire Porter Robbins
DE NOTRE COMMANDITAIRE
LâINDICE FOMO
IMPORTANT
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Le dictionnaire anglais Oxford a choisi rage bait comme mot de lâannĂ©e. Nâest-ce pas lĂ un excellent exemple de... rage bait?
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Classement des pays les plus gĂ©nĂ©reux : les Ă.-U. devant le Canada. Mais peut-ĂȘtre que le Canada a juste Ă©tĂ© assez gĂ©nĂ©reux pour laisser les Ă.-U. passer en premier.
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La sĂ©rie romantique gaie sur le hockey, Heated Rivalry, connaĂźt un succĂšs monstre sur Crave. Câest ce quâon appelle la fiĂšvre des sĂ©ries?
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Le Spotify Wrapped adopte une esthĂ©tique prĂ©-Internet cette annĂ©e. Dommage que ses redevances nâadoptent pas une Ă©thique prĂ©-streaming.
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DROIT DANS LE MUR
PARTI POUR LA GLOIRE
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Wayne Gretzky massacre le nom de plusieurs pays lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2026. Il nâa pas scorĂ© fort, fort avec les fans de soccer.
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Une ville de Californie a voté pour criminaliser le pickleball. La punition? Une bonne fessée à la palette.
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Justin Trudeau partage une photo de lui et Katy Perry en compagnie de lâancien PM japonais et sa conjointe. Katy a rĂ©ussi Ă le convaincre de ne pas porter un kimono.
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Câtâune fois une otarie qui rentre dans un bar⊠et ce nâest pas une blague.
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ON SâEN FOUT
LâHISTOIRE CAPITALE
LES GRANDS ENTRETIENS
Les tarifs de Trump sont contestĂ©s en Cour suprĂȘme amĂ©ricaine. Mais ils ne sont pas prĂšs de sâenvoler.
Vous nâavez sĂ»rement pas ouvert les yeux ce matin en espĂ©rant un topo sur la Cour suprĂȘme amĂ©ricaine. Sauf que vous devriez peut-ĂȘtre, parce que ladite Cour examine la lĂ©galitĂ© des tarifs imposĂ©s par lâadministration Trump, et ça pourrait faire de trĂšs grosses vagues de ce cĂŽtĂ©-ci de la frontiĂšre. Le cas se penche sur la validitĂ© des fameux tarifs, dont lâinquiĂ©tant 15 % sur nos exportations. La Cour a rĂ©cemment entendu des plaidoiries et devrait rendre une dĂ©cision sous peu. Pour essayer de comprendre ce que tout ça pourrait bien vouloir dire, on a fait appel Ă Timothy Meyer, professeur Ă la facultĂ© de droit de lâUniversitĂ© Duke, qui a beaucoup Ă©tudiĂ© la question.
Lors des plaidoiries, la plupart des neuf juges semblaient sceptiques que lâadministration Trump ait le pouvoir dâimposer unilatĂ©ralement des tarifs comme elle lâa fait. Quel est son argument?
Lâessence de sa thĂ©orie est que les cours devraient sâen remettre Ă lâinterprĂ©tation du prĂ©sident dâune loi appelĂ© International Emergency Economic Powers Act ou IEEPA, qui donne Ă ce dernier des pouvoirs presque complets en matiĂšre dâimposition de sanctions en cas dâurgence nationale.
Comme bloquer les comptes bancaires de terroristes ou sanctionner des nations hostiles.
Oui. Mais cette loi ne dit rien Ă propos des tarifs. Lâadministration Trump prĂ©tend que ça nâa pas dâimportance, parce que les tarifs sont compris dans les affaires Ă©trangĂšres [et donc sous son autoritĂ©]. Sauf que les cours ou le CongrĂšs nâont jamais interprĂ©tĂ© ainsi les tarifs. Ce sont des taxes, et la rĂšgle veut que seul le CongrĂšs ait lâautoritĂ© dâimposer des taxes.
Est-ce que Trump croit lui-mĂȘme en cet argument voulant que les tarifs ne soient pas des taxes? Il a dit que les Ă.-U. Ă©taient pauvres avant les tarifs et que le pays est maintenant riche grĂące aux recettes additionnelles. Ce qui suggĂšre quâil les considĂšre comme un moyen de faire de lâargent.
Je ne pense pas que le gouvernement puisse vraiment dĂ©fendre la thĂ©orie quâil avance. Je prĂ©vois un deux contre un en faveur de la contestation [menĂ©e par un groupe de petites entreprises amĂ©ricaines].
Donc, si Trump perd, est-ce quâon pourra oublier les tarifs au Canada?
Probablement pas. Le prĂ©sident a misĂ© sur un vaste Ă©ventail de lois pour imposer les tarifs. La plus importante pour le Canada Ă©tant la section 232. On a vu plusieurs litiges Ă son sujet lors du premier mandat de Trump [surtout par rapport aux tarifs sur lâacier et lâaluminium]. Cette loi donne au prĂ©sident le pouvoir dâimposer des tarifs sur une base de sĂ©curitĂ© nationale. Mais la section 232 et quelques autres lois ont des dĂ©lais de prescription.
Jâai lu quâavec la section 232, le gouvernement doit investiguer pour savoir sâil y a vĂ©ritablement menace Ă la sĂ©curitĂ© nationale. Comme, disons, sâil y a vraiment de grandes quantitĂ©s de drogues qui passent Ă la frontiĂšre canadienne, tel que le prĂ©sume le prĂ©sident.
Du point de vue du prĂ©sident, ces autres lois ne sont pas aussi « bonnes » que lâIEEPA, car elles nâoffrent pas de carte blanche. MalgrĂ© tout, la plupart des gens croient que, si la Cour se prononce contre le prĂ©sident au sujet de lâIEEPA, il pourra tout de mĂȘme rĂ©imposer au moins quelques tarifs avec ces autres lois.
Quel est le meilleur scénario pour les entreprises canadiennes?
Que la Cour statue que le CongrĂšs doit explicitement autoriser lâimposition des tarifs pour que Trump puisse les mettre en place. Ăa voudrait dire que lâIEEPA est exclue, et ça pourrait vouloir dire la mĂȘme chose pour la section 232, qui, comme lâIEEPA, ne donne pas au prĂ©sident le pouvoir explicite dâimposer des tarifs.
Et le pire scénario?
Que lâadministration Trump gagne, parce quâon peut utiliser lâIEEPA pour tout, sans enquĂȘte ni processus. Sous la loi IEEPA, Trump pourrait mĂȘme imposer des tarifs sur des biens canadiens inclus dans lâAccord CanadaâĂtats-UnisâMexique.
Disons que la Cour se positionne contre Trump. Pensez-vous que le gouvernement américain devra rembourser les tarifs collectés?
Je prĂ©vois que tout le monde qui en a payĂ© voudra un remboursement et que ça mĂšnera Ă plusieurs litiges. Ă moins que le CongrĂšs nâintervienne pour simplifier le processus. Bref, ça va ĂȘtre compliquĂ©.
Cet entretien mené par Jared Sullivan a été condensé à des fins de clarté.
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