BREF par Wealthsimple
đŸ€• L’or a un Ɠil au beurre noir
Mar 23, 2026
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Aussi : les frais cachĂ©s des provinces abordables 23 mars 2026 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne Dans cette Ă©dition Lecture : 8 min 🇹🇳 Le gros plan de BYD đŸ«Ą Millionnaires patriotiques ⚙ Emplois en sĂ©rie C’est pas d’hier que le monde du travail craint l’automatisation. On s’entretient avec un spĂ©cialiste pour essayer de faire le point. | Les temps modernes de Charlie Chaplin La semaine sur les marchĂ©s Qu’est-ce qui se passe avec l’or? La semaine derniĂšre a Ă©tĂ© un vĂ©ritable casse-tĂȘte financier, enveloppĂ© d’un mystĂšre boursier, lui-mĂȘme plongĂ© dans une Ă©nigme gĂ©opolitique. Si l’or est populaire quand les marchĂ©s sont nerveux, et ils le sont clairement en ce moment, pourquoi vient-il d’enregistrer sa pire semaine depuis 1983? Et pourquoi a-t-il chutĂ© de prĂšs de 15 % depuis le dĂ©but des frappes des États-Unis et d’IsraĂ«l contre l’Iran? Surtout que la bourse recule et que les prix de l’énergie grimpent. En thĂ©orie, tout ça devrait pousser les marchĂ©s vers leur valeur refuge prĂ©fĂ©rĂ©e contre l’inflation, la guerre et les turbulences boursiĂšres : l’or. Et pourtant. Un vieil adage pourrait expliquer ce moment Ă  la fois sombre, dĂ©routant et coĂ»teux : « Quand on s’inquiĂšte pour l’avenir, on achĂšte de l’or. Quand on s’inquiĂšte pour le prĂ©sent, on vend de l’or. » Oui, les inquiĂ©tudes face aux rĂ©percussions Ă  long terme du conflit sont bien rĂ©elles. Mais les gens sont aussi de plus en plus nerveux devant l’absence de porte de sortie claire pour les parties impliquĂ©es. RĂ©sultat, il devient difficile de prĂ©voir quand la situation pourrait se calmer. En attendant, plusieurs prĂ©fĂšrent garder des liquiditĂ©s Ă  portĂ©e de main, en cas, par exemple, d’appel de marge ou d’aggravation de la situation. TSX : - 4,3 % (- 1,8 % cumul annuel) S&P 500 : - 2,8 % (- 5 % cumul annuel) Le tableau de la semaine Ce qui s’est passĂ© la semaine derniĂšre Important Tous les yeux sur BYD : tapis rouge pour les VÉ Ă  bas prix. Dans la foulĂ©e de la rĂ©cente entente du premier ministre Mark Carney avec la Chine, qui vise Ă  rĂ©duire les tarifs sur 49 000 vĂ©hicules Ă©lectriques chinois par annĂ©e, le gĂ©ant BYD prĂ©pare une offensive majeure au Canada. Ça inclut jusqu’à 20 concessions dans la rĂ©gion du Grand Toronto d’ici un an et une usine entiĂšrement sous son contrĂŽle d’ici quelques annĂ©es. Le projet d’usine risque de devenir un point de friction important. Les syndicats voudront limiter la concurrence Ă©trangĂšre, et Ottawa pourrait exiger une coentreprise, ce que BYD considĂšre comme inacceptable. La demande pour des voitures Ă©lectriques plus abordables est en forte croissance. Reste Ă  voir qui cĂ©dera en premier. IntĂ©ressant Plus d’impĂŽts svp! En matiĂšre de fiscalitĂ©, on cherche gĂ©nĂ©ralement Ă  payer le moins d’impĂŽts possible. Mais une forme de militantisme dont tout le monde parle cette semaine revendique quant Ă  elle une hausse des impĂŽts pour les ultrariches. Et ce mouvement nous vient directement des
 ultrariches. L’organisme Patriotic Millionaires Canada soutient qu’une rĂ©forme du systĂšme d’imposition (dont 100 % d’imposition sur le gain en capital) permettrait de combattre les inĂ©galitĂ©s et de financer des services publics essentiels. L’idĂ©e ne fait Ă©videmment pas l’unanimitĂ©, mais soulĂšve tout de mĂȘme d’importantes questions. Surtout en cette semaine de prĂ©sentation du budget provincial. —Claire Porter Robbins et Cristina Marziale L’indice FOMO Important ☕ Tim Hortons rappelle des tasses qui se cassent lorsqu’on y verse un liquide chaud. Ce n’est pas comme si les liquides chauds dans des tasses Ă©taient leur spĂ©cialitĂ©. Source 🏭 Une usine Ă©tats-unienne paie une personne pour superviser un robot. Elle cherche maintenant un cyborg pour congĂ©dier les deux. Source đŸŽŸïž L’Ontario veut interdire la revente de billets plus chers que le prix d’origine. Avec le prix des logements, les gens n’ont plus les moyens de payer 2000 $ pour voir Taylor Swift. Source đŸȘ Une Ă©quipe de recherche publie une liste des 45 exoplanĂštes qui ont le plus de chance d’abriter la vie. Le Capitaine Patenaude et son Ă©quipage ont travaillĂ© fort sur cette liste. Source Droit dans le mur Parti pour la gloire đŸ€ł Une influenceuse pro-armes et pro-Trump créée par IA gagne un million d’abonné·es en 3 mois. Ça donne le goĂ»t de ressortir le tĂ©lĂ©phone Ă  roulette. Source 👗 Une Ă©tude mathĂ©matique Ă©tablit que les vĂȘtements reviennent Ă  la mode tous les 20 ans. Elle dĂ©coule du trĂšs complexe thĂ©orĂšme euclidien du « ça prend pas la tĂȘte Ă  Papineau ». Source 🎬 La premiĂšre appli dĂ©diĂ©e aux films indĂ©pendants en format vertical voit le jour. Xavier Dolan se demande comment faire tenir autant de gros plans et de crises existentielles dans du 9:16. Source 😾 Un chat de la C.-B. enfreint le droit international en traversant la frontiĂšre plusieurs fois par jour. Et on parle mĂȘme pas de toute l’herbe Ă  chat qu’il trafique. Source On s’en fout De notre commanditaire L’histoire capitale Et si automatisation rimait avec crĂ©ation (d’emplois)? Qu’est-ce qui fait le talent des journalistes Ă©conomiques d’exception? Être en mesure de vulgariser une montagne de donnĂ©es un peu floues pour tracer un lien clair et cohĂ©rent. À notre humble avis, Greg Ip du Wall Street Journal est un de ces talents. Il a pondu une foule d’articles fascinants Ă  propos de la prĂ©caritĂ© du monde du travail moderne, incluant une rĂ©cente analyse frappante qui dĂ©montre que, depuis 1980, les bĂ©nĂ©fices vont de moins en moins vers les travailleuses et travailleurs. En gros, ça veut dire plus de dividendes et moins d’embauches. Ip avance aussi que l’IA ne sera pas aussi nocive qu’on le croit pour la crĂ©ation d’emplois. Mais avant de pousser un soupir de soulagement, on a cru bon d’en jaser avec lui. Qu’est-ce qui a inspirĂ© votre article sur l’écart entre capital et main-d’Ɠuvre? Une donnĂ©e qui montrait que Nvidia a 30 000 employé·es, ce qui est un trĂšs petit nombre pour une entreprise qui vaut 4000 G$. Ça m’a Ă©patĂ© que la sociĂ©tĂ© la plus valorisĂ©e de l’histoire de l’humanitĂ© ait une aussi petite masse salariale. En ce moment, la crĂ©ation de richesse et la croissance Ă©conomique dĂ©coulent d’entreprises qui n’emploient pas beaucoup de personnes. Et cette croissance favorise grandement le capital, mais trĂšs peu la main-d’Ɠuvre. Au Canada aussi? J’hĂ©site Ă  me prononcer Ă  chaud, mais les donnĂ©es indiquent que les profits dirigĂ©s vers la main-d’Ɠuvre ont aussi baissĂ© depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980 jusqu’à 2005. C’est assez stable depuis. Et la tendance Ă©tait beaucoup moins prononcĂ©e au Canada. Pourquoi? Je dirais que les entreprises Ă©tats-uniennes, et les États-Unis en gĂ©nĂ©ral, sont plus aventureuses et ouvertes au risque. Quand une nouvelle technologie se prĂ©sente, les États-Unis ont tendance Ă  les essayer avant l’Europe ou le Canada, par exemple. On entend beaucoup parler de la disparition imminente des cols blancs. Qu’en pensez-vous? Cette crainte que l’IA rende le marchĂ© encore plus hostile aux travailleuses et travailleurs n’est pas sans fondement. Parce qu’on sera toujours en compĂ©tition avec une version automatisĂ©e de nos rĂŽles. Mais je doute que cette tendance soit assez lourde pour anĂ©antir le travail tel qu’on le connaĂźt. Pour deux raisons. D’abord, on fait ce genre de prĂ©diction depuis longtemps (ex. : John Maynard Keynes dans les annĂ©es 1930), et ça ne s’est jamais produit. L’automatisation augmente la productivitĂ© et fait baisser le prix des choses, donc les gens consomment plus et ont quand mĂȘme plus d’argent pour acheter plus de choses. Ensuite, quand le prix d’une chose baisse, comme celui de l’IA, on y trouve souvent de nouvelles utilitĂ©s. Par exemple, quand les GPS sont arrivĂ©s, on a pensĂ© que ça Ă©liminerait le besoin d’avoir des humains au volant des taxis. Mais finalement, la technologie a facilitĂ© l’accĂšs au mĂ©tier et menĂ© Ă  la crĂ©ation d’Uber et de Lyft. Et on prend maintenant plus de taxis que jamais auparavant. Google Translate est apparu en 2006, mais on compte 73 % plus de spĂ©cialistes de la traduction aujourd’hui qu’à l’époque. Le travail, dans son ensemble, tient le coup. Mais les emplois individuels ont la vie dure. Plusieurs personnes dans mon entourage se sentent vulnĂ©rables face Ă  l’IA. J’imagine que c’était semblable pour les cols bleus il y a 40 ans, mais on entendait moins leurs voix. Je me demande parfois si ce sentiment de dĂ©racinement et de crainte que l’on ressent aujourd’hui est plus propre aux personnes concernĂ©es qu’au phĂ©nomĂšne en entier. — Claire Porter Robbins D’autres histoires intĂ©ressantes 📊 Budget 2026-2027 : apaisement du risque d’une dĂ©cote QuĂ©bec anticipe un manque Ă  gagner de 9,9 G$ pour l’annĂ©e financiĂšre qui se termine | La Presse đŸ›ąïž Les grandes crises pĂ©troliĂšres qui ont marquĂ© l’histoire Les chocs pĂ©troliers ont jalonnĂ© les cinquante derniĂšres annĂ©es | Le Devoir 🎼 Le secteur des jeux vidĂ©os entre dans une pĂ©riode de mises Ă  pied au QuĂ©bec Les entreprises pourraient remercier presque 10 % de leurs employé·es | La Presse 📊 Les 25 plus importants cabinets comptables au QuĂ©bec Le classement est Ă©tabli en fonction du nombre d’employé·es Ă  temps plein | Les Affaires Que pensez-vous de l’infolettre d’aujourd’hui? J’adore Bien Bof Nos collaborateur·trices cette semaine : Nicolas Martineau (rĂ©dacteur français), Cristina Marziale (traductrice-rĂ©viseure), GeneviĂšve Brassard (rĂ©viseure), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Claire Porter Robbins (rĂ©dactrice), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Maude Campbell (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable du marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s) Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Eva-Grace ClĂ©ment-Cruz (chargĂ©e de production marketing cycle de vie), Setareh Sarmadi (productrice Ă©ditoriale principale), Peter Martin (rĂ©dacteur principal) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). La semaine sur les marchĂ©s : rendements affichĂ©s en monnaie locale, via TradingView. Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Vous avez des questions? Écrivez Ă  notre Ă©quipe de soutien. Voir dans le navigateur Politiques de confidentialitĂ© Se dĂ©sabonner Les clients de Wealthsimple peuvent dĂ©poser jusqu'Ă  3 000 $ en espĂšces par jour et jusqu'Ă  10 000 $ en espĂšces par semaine dans un bureau de poste. Pour plus d'information, cliquez ici. « Poste Canada » est une marque de commerce de la SociĂ©tĂ© canadienne des postes. BREF est publiĂ© par Wealthsimple Media inc. Son contenu est prĂ©sentĂ© Ă  titre indicatif seulement. Les opinions qui y sont exprimĂ©es n’engagent que leur auteur.e et/ou Wealthsimple Media Inc. et non Wealthsimple Financial Corp. ou leurs filiales et sociĂ©tĂ©s affiliĂ©es. BREF ne constitue pas un conseil en placement, une recommandation d’acheter ou de vendre des actifs ou des titres ou un avis professionnel. 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