BREF par Wealthsimple
đŸȘ La croissance selon Couche-tard
May 11, 2026
Read text version
Aussi : la tarification dynamique dans les Ă©piceries? 11 mai 2026 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne Dans cette Ă©dition Lecture : 7 min 🚀 Propulsion sud-corĂ©enne đŸ›ïž Contourner les rĂšgles 🌟 Étoiles vieillissantes Couche-Tard n’a fait qu’une bouchĂ©e de la concurrence. Histoire d’un petit dep devenu grand. | Shutterstock C’est jour fĂ©riĂ© lundi prochain et notre Ă©quipe prendra congĂ©. Rendez-vous le mardi 19 mai pour votre BREF hebdomadaire! - L’équipe BREF La semaine sur les marchĂ©s Comment la bourse sud-corĂ©enne a surpassĂ© la bourse canadienne La plus spectaculaire envolĂ©e boursiĂšre de 2026 jusqu’ici ne vient ni de New York ni de Bay Street, mais bien de SĂ©oul. Le KOSPI sud-corĂ©en a grimpĂ© d’environ 75 % depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, relĂ©guant les gains du TSX (+7 %) et du S&P 500 (+7,6 %) au rang de performances juste correctes. L’indice corĂ©en a atteint un nouveau sommet la semaine derniĂšre et a dĂ©passĂ© le TSX pour devenir le septiĂšme marchĂ© boursier le plus valorisĂ© au monde. La raison? Les semi-conducteurs. Samsung et SK Hynix, deux fabricants des puces DRAM actuellement en pĂ©nurie, reprĂ©sentent Ă  eux seuls 42,2 % de l’indice. Le S&P 500 est moins concentrĂ© dans les puces, mais il suit la mĂȘme lignĂ©e. On parle beaucoup d’une possible bulle, mais l’histoire montre que ce genre d’envolĂ©e peut durer longtemps. (Coucou, Nvidia.) AprĂšs tout, on ne parle de bulle que lorsque les actions finissent par retomber. Et ça peut prendre du temps. TSX : +0,3 % (+7 % cumul annuel) S&P 500 : +2,3 % (+7,6 % cumul annuel) 📈 En hausse : Adidas (+8,34 %), qui surfe toujours sur la vague de succĂšs du marathon de Londres, a fait un autre bon coup vendredi avec une pub Ă©pique de la Coupe du monde mettant en vedette TimothĂ©e Chalamet. 📉 En baisse : Shake Shack (-27 %), la chaĂźne de burgers, a rapportĂ© une perte nette de 300 000 $, notamment en raison de la hausse du coĂ»t du bƓuf et des alĂ©as mĂ©tĂ©o. Le tableau de la semaine Ce qui s’est passĂ© la semaine derniĂšre Important Le S&P 500 et le Nasdaq plient leurs propres rĂšgles pour attirer les gros joueurs. Les vedettes technologiques SpaceX, OpenAI et Anthropic prĂ©voient toutes entrer en bourse cette annĂ©e avec des valorisations de plusieurs milliards, voire billions de dollars US. De quoi transformer l’ADN des marchĂ©s. Sauf qu’OpenAI et Anthropic affichent toujours des pertes importantes. Le S&P envisage donc d’assouplir ses critĂšres de rentabilitĂ© pour les entreprises Ă  trĂšs forte valeur, ce qui faciliterait l’entrĂ©e de sociĂ©tĂ©s trĂšs en vue. Le Nasdaq accĂ©lĂšre lui aussi le processus d’admission. Pas Ă©tonnant, puisque les marchĂ©s cherchent depuis des annĂ©es Ă  raviver les PAPE (premier appel public Ă  l’épargne), une tendance au ralenti. D’aprĂšs Bloomberg, les gĂ©ants du privĂ© pourraient rĂ©colter jusqu’à 143 G$ US en faisant leur entrĂ©e Ă  la bourse cette annĂ©e. IntĂ©ressant Deux poids, deux mesures. Des algorithmes pourraient vous faire payer plus que la personne Ă  cĂŽtĂ© de vous Ă  l’épicerie pour le mĂȘme brocoli. La tarification dynamique (changer les prix en fonction des conditions du marchĂ©) et la tarification personnalisĂ©e (changer les prix en fonction des caractĂ©ristiques d’une personne et de ses historiques de transaction) semblent gagner du terrain. Ces pratiques presque invisibles, souvent faites Ă  l’insu des consommateurs, rendent la comparaison de prix quasi impossible. Les hĂŽtels et les compagnies aĂ©riennes usent dĂ©jĂ  de tarification dynamique, mais on s’inquiĂšte maintenant que les Ă©piceries s’y mettent elles aussi. Rien pour simplifier notre panier. – Jenna Benchetrit et Cristina Marziale L’indice FOMO Important đŸŽ€ PrĂšs de la moitiĂ© des nouveaux balados seraient gĂ©nĂ©rĂ©s par l’IA. « On adore », rĂ©pond l’auditoire gĂ©nĂ©rĂ© par l’IA. Source 😮 Une Ă©tude rĂ©vĂšle que les siestes seraient mauvaises pour la santĂ©. Laissez-nous digĂ©rer cette nouvelle en fumant une bonne clope. Source 🇹🇩 Le Canada lance son premier stablecoin. Et comme il est canadien, il est poli en plus d’ĂȘtre stable. Source đŸ„ž Des jeunes utilisent de fausses moustaches pour contourner les systĂšmes de vĂ©rification d’ñge en ligne. Finalement, il y a peut-ĂȘtre encore de l’espoir pour la jeunesse. Source Droit dans le mur Parti pour la gloire đŸ’Č Une nouvelle Ă©tude rĂ©vĂšle que la gĂ©nĂ©ration Y est celle qui laisse le moins de pourboire. DĂ©solĂ©s, ils n’enseignaient pas ça Ă  Poudlard. Source đŸ©Č Plusieurs milliers de dollars de sous-vĂȘtements ont Ă©tĂ© volĂ©s dans un entrepĂŽt de MontrĂ©al. Les bons filous savent qu’on ne commet pas de crimes respectables en sous-vĂȘtements sales. Source đŸ€– L’inventeur du Roomba dĂ©veloppe un animal de compagnie propulsĂ© par l’IA. Il a bien hĂąte d’énerver votre vrai animal encore plus qu’un Roomba. Source 🍗 Des restos quĂ©bĂ©cois retirent la mention Buffalo de leur menu en soutien aux Canadiens. Les mĂ©tĂ©orologues auront une tĂąche monumentale si le CH passe Ă  la prochaine ronde. Source On s’en fout De notre commanditaire L’histoire capitale Couche-Tard : le petit dep devenu grand Couche-Tard, c’est maintenant bien plus que le dep du coin oĂč on achetait nos Sloches plus jeunes. La multinationale fondĂ©e au QuĂ©bec n’a rien inventĂ©. Elle ne fait pas dans l’IA ni dans le pĂ©trole. Et pourtant, en 40 ans, elle est passĂ©e d’un premier dĂ©panneur de quartier Ă  prĂšs de 17 300 succursales dans 29 pays et territoires. Sans compter que son titre a grimpĂ© de 91 % dans les cinq derniĂšres annĂ©es, dĂ©passant le S&P 500 et le TSX. Alors, qu’est-ce que notre bon vieux dep a Ă  nous apprendre sur l’art de la croissance? L’histoire d’une montĂ©e en flĂšche Alain Bouchard a commencĂ© son parcours Ă  la fin des annĂ©es 1960 comme commis dans le dĂ©panneur de son frĂšre. En 1980, il ouvre son premier Couche-Tard Ă  Laval. À l’époque, l’industrie Ă©tait surtout composĂ©e de joueurs locaux et rĂ©gionaux. Rapidement, Bouchard fait l’acquisition de chaĂźnes rĂ©gionales et apporte des amĂ©liorations en apparence modestes, mais importantes, comme l’harmonisation des prix, l’expansion des stocks et le prolongement des heures d’ouverture. Il baisse aussi le prix de l’essence pour encourager l’achalandage, avant de pousser les articles avec une plus grande marge de profit comme la nourriture, le cafĂ© et les collations de la marque maison. Mais le coup de gĂ©nie de Couche-Tard, ça a Ă©tĂ© de laisser beaucoup de latitude Ă  la gĂ©rance des succursales pour miser sur une approche adaptĂ©e et personnalisĂ©e, loin de l’uniformitĂ© promue par les 7-Eleven de ce monde. Par exemple, les Couche-Tard de quartiers huppĂ©s tiennent plus de biĂšres importĂ©es et ceux situĂ©s dans des quartiers majoritairement hispaniques offrent des marques d’AmĂ©rique latine. Ne faire qu’une bouchĂ©e de Circle K En 1999, Couche-Tard passe au niveau national. Mais le gros coup arrive en 2003 avec l’acquisition de Circle K et de ses 2 300 succursales aux États-Unis pour 821 M$ US. Pour les 10 prochaines annĂ©es, Couche-Tard continue de rouler sur sa stratĂ©gie d’acquisition-amĂ©liorations pour faire grimper ses recettes d’environ 11 % par annĂ©e, provoquant du mĂȘme coup une hausse des profits. 7-Eleven dans la mire Le fleuron du dĂ©panneur a tentĂ© sa chance l’an dernier pour une mĂ©ga-acquisition : celle de Seven & i, la banniĂšre japonaise de son grand rival 7-Eleven, pour une coquette somme de 47 G$ US. Quelques mois plus tard, Couche-Tard retirait toutefois son offre, accusant Seven & i de refuser de collaborer. En attendant, Couche-Tard continue sur sa profitable lancĂ©e et mise sur son programme de fidĂ©lisation et son offre alimentaire. Parlant de bouffe, l’entreprise a vendu 13,3 millions de repas le trimestre dernier (merci combo dĂ©jeuner) et joue maintenant du coude avec les petites chaĂźnes de restauration rapide. Couche-Tard ne fait peut-ĂȘtre pas dans les tendances, mais elle roule sa bosse jusqu’au sommet des marchĂ©s, un cafĂ©, plein d’essence, sandwich-dĂ©jeuner et
 une sloche Ă  la fois. — Tom Clynes D’autres histoires intĂ©ressantes 🍗 Une chaĂźne quĂ©bĂ©coise remplace McDo chez Walmart Grillades Torino frappe un vĂ©ritable coup de circuit | Le Journal de MontrĂ©al đŸ‘” Hausse des fraudes envers les personnes ĂągĂ©es Seuls 5 % Ă  10 % des cas de fraude sont signalĂ©s aux autoritĂ©s | Noovo Info ✈ Une commande historique pour Bombardier Une bonne nouvelle qui laisse toutefois planer quelques questions | Le Devoir Que pensez-vous de l’infolettre d’aujourd’hui? J’adore Bien Bof Nos collaborateur·trices cette semaine : Nicolas Martineau (rĂ©dacteur français), Cristina Marziale (traductrice-rĂ©viseure), Marie-Sarah Bouchard (rĂ©viseure), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Brennan Doherty (rĂ©dacteur), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Jenna Benchetrit (rĂ©dactrice), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Maude Campbell (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable du marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s) Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Eva-Grace ClĂ©ment-Cruz (chargĂ©e de production marketing cycle de vie), Lauren Edwards (coordonnatrice de production), Peter Martin (rĂ©dacteur principal) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). La semaine sur les marchĂ©s : rendements affichĂ©s en monnaie locale, via TradingView. Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Vous avez des questions? Écrivez Ă  notre Ă©quipe de soutien. Voir dans le navigateur Politiques de confidentialitĂ© Se dĂ©sabonner BREF est publiĂ© par Wealthsimple Media inc. Son contenu est prĂ©sentĂ© Ă  titre indicatif seulement. Les opinions qui y sont exprimĂ©es n’engagent que leur auteur.e et/ou Wealthsimple Media Inc. et non Wealthsimple Financial Corp. ou leurs filiales et sociĂ©tĂ©s affiliĂ©es. BREF ne constitue pas un conseil en placement, une recommandation d’acheter ou de vendre des actifs ou des titres ou un avis professionnel. BREF n’est pas un rapport de recherche et ne doit pas servir de base Ă  des dĂ©cisions de placement. Wealthsimple Media Inc. ne partage pas les opinions des tierces parties qui y sont mentionnĂ©es. Lorsque vous investissez, votre argent est Ă  risque et vous risquez de perdre une partie ou la totalitĂ© de votre argent. Les rendements antĂ©rieurs ne sont pas garants des rendements futurs. Les rĂ©fĂ©rences Ă  des rendements antĂ©rieurs, hypothĂ©tiques, anticipĂ©s et les illustrations sont fournies Ă  titre indicatif seulement. Faites toujours vos propres recherches avant d’investir. © 2026 Wealthsimple Media Inc.