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Aussi : la méthode de la cascade
13 janvier 2025
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Une petite remarque : on espère que le contenu franco de BREF vous plaît! Si toutefois vous préférez lire TLDR, la version anglaise, vous la trouverez dans nos archives.
DANS CETTE ÉDITION
Lecture : 7 min
🦅
Les menaces de Trump
🍁
Le Parlement sur pause
💧
Une piscine à la fois
Connaissez-vous la méthode de la cascade pour épargner? On vous dévoile tout un peu plus bas… | Wealthsimple
LA SEMAINE SUR LES MARCHÉS
Le huard bat de l’aile
Et nous revoilà! Le président élu des États-Unis, Donald Trump, n’a même pas encore prêté serment (ça viendra le 20 janvier) que certains de ses commentaires coûtent déjà de l’argent aux Canadien·nes. On ne parle pas des actions; les marchés mondiaux, TSX compris, sont toujours proches de leurs plus hauts niveaux historiques, malgré une baisse la semaine dernière. On parle plutôt du dollar canadien. Devant les menaces persistantes de Trump concernant les tarifs douaniers, notre dollar a perdu 2 % ce mois-ci par rapport au dollar américain, et 5 % au cours des trois derniers mois, ce qui place le taux de conversion à 0,69 $ CA pour 1 $ US. Il s’agit de baisses considérables pour une devise majeure qui a tendance à évoluer dans une fourchette stable : le dollar canadien n’a pas été aussi faible depuis le début de 2016, lors des grandes chutes des prix du pétrole! Avec cette baisse, nous devrons dépenser davantage pour des produits importés de l’étranger, comme des voitures, des médicaments, des chaussures Nike… ou des actions de Tesla. Il ne s’agit peut-être que de paroles, mais les mots de Trump coûtent déjà cher.
LA SEMAINE EN UN GRAPHIQUE
CE QUI S’EST PASSÉ LA SEMAINE DERNIÈRE
L’ÉCONOMIE DE L’APRÈS-TRUDEAU
Cette section nous sert habituellement à récapituler les principales nouvelles financières de la semaine. Mais comme la démission du premier ministre Justin Trudeau a éclipsé tous les sujets que nous aurions pu traiter autrement, analysons certaines des plus grandes questions économiques soulevées par son départ imminent!
Quand saurons-nous qui dirigera le Canada au cours des prochaines années? Probablement pas avant les élections générales, qui pourraient être déclenchées dès la fin du mois de mars, pour un vote en mai. D’ici là, attendons-nous à une période de « retards dans les décisions des entreprises, de léthargie des embauches et d‘investissements modérés ». C’est du moins ce que croit l’économiste Tu Nguyen de la firme de recherche RSM Canada.
Qui pourrait prendre les rênes, et quelles sont ses politiques? Les libéraux prévoient de choisir un nouveau chef le 9 mars, mais jusqu’à présent, peu de candidats se sont officiellement lancés dans la course, peut-être parce que d’après les sondages, les conservateurs de Pierre Poilievre ont 98 % de chances de remporter la majorité. Qui voudrait se jeter tête première en direction d’une scie ronde? Dans un entretien avec Jordan Peterson, M. Poilievre a présenté quelques propositions politiques. Parmi elles, un environnement réglementaire plus souple, un développement énergétique accru, un financement municipal lié à des objectifs de construction de logements, une immigration réduite et des réductions de la taxe carbone, de l’aide étrangère et de l’aide aux entreprises.
Qu’advient-il de toutes les politiques sur lesquelles les libéraux travaillaient? Toutes les mesures qui étaient en préparation sont maintenant au purgatoire législatif et seront probablement mortes dans l’œuf lorsque le Parlement reprendra ses travaux. On peut penser au chèque de 250 $ et à l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital pour certaines personnes et entreprises. Mais attention : même si cette hausse d’impôt ne sera peut-être jamais adoptée, l’Agence du revenu du Canada la met déjà en œuvre. Si la proposition échoue, vous pourriez récupérer votre argent.
Dernier point – et peut-être le plus important : qu’en est-il des menaces de tarifs douaniers de Trump? C'est une question difficile. D’après plusieurs analyses, le fait d’avoir un gouvernement sans pilote pendant des mois pourrait augmenter le risque d’une guerre commerciale dommageable avec les États-Unis, parce que les gens chargés de négocier pour le Canada seraient probablement plus efficaces avec un·e chef en place. Surtout lorsqu’ils traitent avec un président qui songe à utiliser la force économique pour annexer le Canada et menace d’imposer un tarif douanier de 25 % sur nos produits, ce qui, de l’avis de toutes les grandes banques, serait catastrophique pour notre économie. (Même un tarif de 10 % ne serait pas très bon, comme le montre le graphique ci-dessus). Les experts se demandent s’il y aura des droits de douane, car les inévitables représailles du Canada pourraient frapper certaines industries américaines. Néanmoins, la perspective d’une inflation grimpant à 7 % et de la perte de plus de 1,5 millions d’emplois si un tarif de 25 % entre en vigueur suffisent à nous faire espérer que quelqu’un s’assoie dans le siège du premier ministre le plus rapidement possible.
— Sarah Rieger
L’INDICE FOMO
IMPORTANT
🦎
Meta annonce la fin de son programme de vérification des faits. Fort possiblement à cause des reptiliens, indiquent les lecteurs.
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😮
Trump veut le Groenland et le canal de Panama. Sans oublier le Canada. Et un chausson avec ça?
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✉️
Le service postal américain annonce la reprise de l’envoi de courrier au Canada. Attention, vous pourriez recevoir une offre d’adhésion aux États-Unis.
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🐵
Selon une étude, les singes ne peuvent pas taper les œuvres complètes de Shakespeare au clavier. Quelques courriels et une série Netflix, gros max.
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DROIT DANS LE MUR
PARTI POUR LA GLOIRE
✏️
Une caricaturiste du Washington Post démissionne après le rejet de son dessin critiquant Jeff Bezos. Avoir su, elle lui aurait dessiné des plus gros pecs.
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🅿️
Une place de stationnement à Whistler en vente pour 110 000 $. Les Y ajoutent «parking» à la liste des choses qu’ils n’auront jamais.
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🏃
Une femme de 55 ans a couru un marathon tous les jours en 2024. Le marathon lui demande un peu de temps seul pour réfléchir à leur relation.
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🪒
Un homme poursuit une compagnie de rasoirs après s’être coupé en se rasant. Il poursuit maintenant l’entreprise de crème à raser qui lui donne l’air nono quand il se rase.
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ON S’EN FOUT
L’HISTOIRE CAPITALE
FINANCES PERSONNELLES
Un plan béton en 6 étapes faciles pour faire de l’argent
La nouvelle année, c’est l’occasion de faire le point sur nos finances et de réajuster le tir. Ce n’est pas parce que la nouvelle année démarre sur les chapeaux de roue politiquement parlant qu’on va délaisser nos principes financiers! Oh non! C’est pourquoi, autour de la machine à café, l’équipe de BREF a pensé commencer l’année en vous parlant de la méthode de la cascade, une approche qui guide vos placements en fonction de votre situation… et de votre solde. Le principe est simple. Imaginez une série de piscines en pallier : votre argent (l’eau) doit en remplir une avant de s’écouler dans la prochaine. Suivez le courant, on vous explique tout.
1. Éliminez les dettes à taux d'intérêt élevé.
Avez-vous des dettes avec un taux qui frise les 7 %? (Si vous avez un solde impayé sur votre carte de crédit, la réponse est fort probablement oui.) Il faut s’occuper de ça en priorité. En effet, le rendement de vos placements sera presque toujours plus bas que les intérêts liés à ce genre de dettes — une approche pour le moins contre-productive.
2. Bâtissez un fonds d’urgence.
Bon, maintenant que les dettes à haut taux d’intérêt sont remboursées, ça doit être le temps d’investir? Pas tout à fait. D’abord, il vaut mieux mettre de côté l’équivalent de trois à six mois de dépenses courantes dans un compte épargne ou à faible risque. Ainsi, si votre poste est aboli ou que votre VUS subit un épisode de combustion spontanée, vous aurez assez de liquidités pour vous remettre sur la bonne voie… sans vous endetter à taux d’intérêt élevé. Ce qui vous ramènerait à la première étape.
3. Maximisez la contribution de votre employeur.
Enfin, c’est le moment de placer votre argent! Mais par où commencer? Si votre employeur verse une cotisation équivalente dans un régime collectif d'épargne-retraite (REER collectif), commencez par là. Vous pouvez cotiser jusqu’à 18 % de votre revenu, et votre employeur ajoutera généralement de 3 à 6 %. Par exemple, si vous gagnez 60 000 dollars et que votre entreprise verse une cotisation équivalente à 5 % de votre salaire, vous disposerez d’un revenu supplémentaire de 3 000 $ à consacrer à votre retraite. Ne pas en profiter reviendrait à refuser 5 % de votre salaire!
4. Exploitez au maximum vos comptes fiscalement avantageux.
Pour vous inciter à épargner en vue de la retraite, le gouvernement propose deux comptes à avantages fiscaux. Le REER réduit votre revenu imposable, ce qui vous permet de payer moins d’impôt dans l’immédiat, tandis que dans le CELI, vos gains sont libres d’impôt, ce qui réduit l’impôt à payer plus tard. (Voici un guide pour y voir plus clair.) En investissant en dehors de ces comptes, vous choisissez de payer plus d’impôts.
5. Remboursez vos dettes à faible taux d’intérêt.
Après avoir cotisé le maximum à vos REER et CELI, envisagez de rembourser vos dettes à faible taux d’intérêt, comme votre prêt hypothécaire ou étudiant, car ces dettes comportent toujours des intérêts qui peuvent annuler les gains réalisés sur vos placements. Il est difficile de déterminer avec précision si c’est la bonne solution pour vous, puisque ça dépend de votre situation, mais il faut absolument tenir compte de vos taux d’intérêt et de vos attentes en matière de placement.
6. Investissez dans vos rêves ou dans ceux de votre famille!
Si vous avez atteint la sixième étape, félicitations! Vous êtes maintenant officiellement un adulte expert en finances. Vous pouvez maintenant réfléchir à ce que vous allez faire du reste de votre argent. Vous pouvez en placer une partie sur un compte de placements personnel, par exemple, ou mettre de l’argent de côté pour une nouvelle maison, garnir le bas de laine pour l’université des enfants ou épargner pour un tour du monde en montgolfière. À vous de décider!
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Notre équipe cette semaine : Nicolas A Martineau (rédacteur français), Anne Laguë (traductrice), Cristina Marziale (traductrice), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Ben Mathis-Lilley (rédacteur), Devin Gordon (rédacteur), Stacey Woods (rédactrice), Sarah Rieger (journaliste), Ambrose Martos (vérificateur de faits), Ciara Rickard (réviseure), Clare Douglas (réviseure), Sara Black McCulloch (vérificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable, marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rédacteur des marchés) Jared Sullivan (rédacteur principal), Peter Martin (rédacteur principal), Kat Angus (directrice de la rédaction) et Devin Friedman (rédacteur en chef).
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