BREF par Wealthsimple
đŸ€‘ Qui s’est enrichi en 2024?
Dec 16, 2024
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Et qui a mordu la poussiĂšre? 16 dĂ©cembre 2024 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne Une petite remarque : on espĂšre que le contenu franco de BREF vous plaĂźt! Si toutefois vous prĂ©fĂ©rez lire TLDR, la version anglaise, vous la trouverez dans nos archives. Voici BREF T4, un guide plus ou moins exhaustif de ce qui s’est passĂ© au cours des trois derniers mois de l’annĂ©e! Il s’agit aussi de notre derniĂšre infolettre de 2024. Nous serons de retour dans vos boĂźtes de rĂ©ception le 6 janvier. D’ici lĂ , laissez-nous un message dans le module de commentaires ci-dessous et dites-nous ce que vous aimeriez savoir en 2025. – La rĂ©daction Le monde de la finance avait de nombreuses raisons de se rĂ©jouir en 2024. Le monde ordinaire? Pas tant que ça. | Wealthsimple L’HISTOIRE CAPITALE Finances 2024 : Wall Street fait la fĂȘte, les autres font la tĂȘte Au mĂȘme moment l’an dernier, les marchĂ©s se portaient plutĂŽt bien. GrĂące Ă  une montĂ©e des actions qui a dĂ©butĂ© vers octobre 2023, le S&P 500 Ă©tait en voie de terminer 2023 avec une hausse de 24 %, et le TSX, de 8 %. Les entreprises avaient dĂ©passĂ© les attentes, l’inflation se calmait et l’économie, dans l’ensemble, se portait plutĂŽt bien. Mais l’inquiĂ©tude Ă©tait tout de mĂȘme au rendez-vous : tensions gĂ©opolitiques croissantes, Ă©ventualitĂ© d’une nouvelle envolĂ©e de l’inflation, possibilitĂ© d’une rĂ©cession (le cabinet montrĂ©alais BCA Ă©valuait les chances Ă  25 %). La crise pouvait Ă©clater Ă  tout moment. On le sentait. Et devinez quoi? On avait raison. Des guerres dĂ©vastatrices en Ukraine et au Moyen-Orient se sont prolongĂ©es et Ă©tendues. Donald Trump a failli ĂȘtre assassinĂ©. Joe Biden s’est retirĂ© en pleine course Ă  la prĂ©sidence des États-Unis. La Chine a multipliĂ© les exercices militaires autour de TaĂŻwan. Les gouvernements français et allemand sont tombĂ©s. Et c’est sans parler de nouvelles importantes chez nous, comme la grĂšve de Postes Canada, les feux de forĂȘt Ă  Jasper, la rĂ©forme de la politique d’immigration ou la hausse du taux de chĂŽmage. Pourtant, rien de tout ça n’a fait broncher les marchĂ©s! Au moment d’écrire ces lignes, les actions mondiales avaient progressĂ© de 22 % depuis janvier 2024, tandis que le Nasdaq Ă©tait en hausse de plus de 30 %. Autrement dit, toutes les prĂ©visions pessimistes pour 2024 – et elles Ă©taient nombreuses – Ă©taient largement exagĂ©rĂ©es, voire carrĂ©ment fausses. Ce qui rappelle un vieux principe d’investissement : n’essayez pas d’anticiper le marchĂ© en vous basant sur des prĂ©visions. Voici trois autres grandes leçons Ă  tirer de 2024. [1] Rien n’excite Wall Street comme une baisse de taux Le S&P 500 a grimpĂ© de 28,5 % depuis le dĂ©but de l’annĂ©e : l’une de ses meilleures performances annuelles du siĂšcle, Ă  20 points de plus que plusieurs prĂ©dictions. Le TSX, quant Ă  lui, a progressĂ© de 24 % sur l’annĂ©e, soit sa deuxiĂšme meilleure performance annuelle au cours des 20 derniĂšres annĂ©es, un bilan remarquablement fort pour un indice faible en technologie. Avec les risques et les troubles Ă  l’échelle mondiale, comment est-ce possible? VoilĂ  : les entreprises ont engrangĂ© BIEN PLUS d’argent que ce Ă  quoi on s’attendait. C’est presque scandaleux : selon le trimestre, entre 75 % et 80 % des entreprises du S&P 500 ont dĂ©passĂ© les estimations, augmentant leurs profits d’environ 9,4 % en 2023. (Il suffit de consulter ce graphique complĂštement fou (en anglais seulement) pour constater la rentabilitĂ© des entreprises amĂ©ricaines.) De nombreux symboles canadiens ont Ă©galement enregistrĂ© des bĂ©nĂ©fices bien supĂ©rieurs aux prĂ©visions. Alors, comment les entreprises ont-elles fait autant d’argent? On en revient Ă  l’inflation : l’important ralentissement de la hausse des prix Ă  la consommation cette annĂ©e, de l’épicerie aux gadgets, a donnĂ© aux banques centrales la marge de manƓuvre nĂ©cessaire pour enfin baisser les taux d’intĂ©rĂȘt de maniĂšre considĂ©rable. Ce qui a encouragĂ© l’emprunt et les dĂ©penses. Ce qui a profitĂ© aux entreprises. [2] Main Street se prĂ©occupe surtout des prix Alors que la fĂȘte boursiĂšre bat son plein, Main Street (le surnom de monsieur et madame Tout-le-Monde dans la biz) n’a pas reçu l’invitation
 et en est plutĂŽt fĂąchĂ©e. Le ralentissement de l’inflation, bien que bĂ©nĂ©fique pour les marchĂ©s, ne fait pas baisser les prix (il s’agirait alors de dĂ©flation) ; il signifie simplement que les prix augmentent plus lentement. Donc une visite Ă  l’épicerie peut encore provoquer un choc nerveux. Il n’est donc pas Ă©tonnant qu’un grand nombre de personnes – en particulier celles qui n’ont pas de placements ou de maison dont la valeur a augmentĂ© au cours des derniĂšres annĂ©es inflationnistes – aient l’impression de se trouver dans une situation Ă©conomique de plus en plus prĂ©caire. Et qui peut les blĂąmer? AprĂšs tout, une forte croissance trimestrielle du PIB, ça ne se mange pas. Pour ajouter aux frustrations, ici au Canada, le taux de chĂŽmage modĂ©rĂ©ment bas (mais en hausse) de 6,8 % a masquĂ© le fait que de nombreux emplois disponibles sont des postes Ă  faible revenu destinĂ©s aux travailleurs Ă©trangers temporaires ou aux nouveaux arrivants. Et puis, bien sĂ»r, il y a la crise du logement, qui ne sera probablement pas rĂ©glĂ©e de sitĂŽt. Mais c’est dans les bureaux de vote que le mĂ©contentement populaire s’est le plus manifestĂ©. Cette annĂ©e, tous les partis en place soumis au vote dans une dĂ©mocratie dĂ©veloppĂ©e – peu importe leur couleur – ont Ă©tĂ© punis. Le Royaume-Uni a chassĂ© les Tories conservateurs, tandis que les États-Unis ont boudĂ© les dĂ©mocrates. Le Canada semble prĂȘt Ă  faire la mĂȘme chose : selon un rĂ©cent sondage, seulement 25 % des Canadien·nes pensent que le pays va dans la bonne direction, et l’opposition conservatrice dĂ©tient une avance de 19 % Ă  l’approche de la saison Ă©lectorale. Le fait est que les gens n’étaient pas, et ne sont toujours pas, habituĂ©s Ă  des prix aussi Ă©levĂ©s. C’est une chose que les dirigeant·es canadien·nes pourraient envisager au moment d’élaborer des politiques relatives au logement, Ă  l’alimentation et Ă  d’autres domaines qui touchent le portefeuille de la population. C’est lĂ  que ça compte vraiment. [3] La suite du crypto-feuilleton On ne ferait pas notre job si on omettait de mentionner un autre des hĂ©ritiers de la ferveur anti-establishment qui a balayĂ© le monde : le retour en force des cryptomonnaies aprĂšs un tour dans les bas-fonds en 2022. Le bitcoin a progressĂ© de 141 % cette annĂ©e! Pourquoi? Surtout parce que les crypto-adeptes soupçonnent que Donald Trump va contribuer Ă  amĂ©liorer la lĂ©gitimitĂ© des cryptos, et ce, malgrĂ© leur instabilitĂ© et leurs cĂŽtĂ©s risquĂ©s. Mais le plus remarquable Ă  propos de la crypto-reprise de 2024, c’est que, contrairement Ă  2021, il y a eu trĂšs peu de remises en question quant aux possibles utilisations de la crypto. Pourtant, peu de gens l’utilisent rĂ©ellement au quotidien; la crypto-communautĂ© la voit plutĂŽt comme un « nouvel or », soit un actif spĂ©culatif principalement utilisĂ© pour placer son argent Ă  l’abri des catastrophes financiĂšres (un crypto-abri?). Le directeur de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale lui-mĂȘme a rĂ©cemment renforcĂ© cette idĂ©e en comparant Bitcoin Ă  de l’or numĂ©rique. 2025, l’an oĂč les tarifs douaniers secoueront le commerce mondial? Les prĂ©dictions sur 2024 en sont la preuve : tenter de prĂ©voir le futur est un jeu perdu d’avance. MĂȘme les pros de l’investissement y Ă©chouent lamentablement. Cela dit, bon nombre de stratĂšges et gestionnaires de fonds de Wall Street croient que le S&P 500 gagnera de 8 % Ă  10 % en 2025, soit une performance assez standard, historiquement. Quant au TSX, les attentes s’établissent Ă  4,5 %. Une grande inconnue brouille toutefois les boules de cristal : les tarifs douaniers (encore eux). Trump menace d’imposer des droits de 25 % sur nos exportations Ă  notre plus grand partenaire commercial. MalgrĂ© des menaces semblables durant son prĂ©cĂ©dent mandat, Trump ne les avait augmentĂ©s que sur l’acier et l’aluminium et quelques autres produits – une chance que n’a pas eue la Chine (voir le graphique). La Banque TD estime que, mĂȘme avec des tarifs de 10 %, les Ă©changes commerciaux entre le Canada et les États-Unis resteraient assez stables, et que le PIB du Canada baisserait de 2,4 % en deux ans. Mais elle soupçonne aussi Trump de bluffer – une idĂ©e partagĂ©e sur les marchĂ©s des paris. EspĂ©rons que les prĂ©dictions seront plus fiables qu’en 2024. —Ben Mathis-Lilley L’INDICE FOMO IMPORTANT đŸ‡ș🇾 Sondage : 13 % des Canadiens pensent que le pays devrait devenir un État amĂ©ricain. Il doit bien y avoir une meilleure façon d’attirer Trader Joe’s. Source 🌿 Les Canadiens fument moins de cannabis, mais en mangent plus
 probablement trop buzzĂ©s pour trouver leur briquet. Source 🚗 Il est dĂ©sormais possible d’acheter une Hyundai sur Amazon. Guillaume Lemay-Thivierge postule un poste de livreur. Source 🧊 Job idĂ©ale pour les amoureux du tĂ©lĂ©travail : le Canada cherche un nouvel ambassadeur pour l’Arctique. Source DROIT DANS LE MUR PARTI POUR LA GLOIRE đŸ€Ź MĂ©content de son achat, un homme dĂ©fonce la vitrine d’un concessionnaire Mazda. On lui souhaite de ne pas avoir de vices cachĂ©s dans sa maison. Source 🍕 Il gagne la moitiĂ© des 80 M$ du Lotto Max et paye la pizza Ă  ses collĂšgues. Il aurait transformĂ© la frite en poutine s’il avait gagnĂ© la totalitĂ©. Source đŸ˜”â€ Les mĂšmes deviennent une source d’informations pour les jeunes. Le compte @memesfruiter en lice pour un Pulitzer. Source 📊 Un Torontois remporte le championnat mondial Microsoft Excel 2024. Il a travaillĂ© toute la nuit sur son classeur Remerciements. Source ON S’EN FOUT QUE PENSEZ-VOUS DE L’INFOLETTRE D’AUJOURD’HUI? J’adore Bien Bof Notre Ă©quipe cette semaine : Nicolas A Martineau (rĂ©dacteur français), Anne LaguĂ« (traductrice), Cristina Marziale (traductrice), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Ben Mathis-Lilley (rĂ©dacteur), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Sarah Rieger (journaliste), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Clare Douglas (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable, marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s) Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Peter Martin (rĂ©dacteur principal), Kat Angus (directrice de la rĂ©daction) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Voir dans le navigateur Politiques de confidentialitĂ© Se dĂ©sabonner BREF est publiĂ© par Wealthsimple Media inc. Son contenu est prĂ©sentĂ© Ă  titre indicatif seulement. Les opinions qui y sont exprimĂ©es n’engagent que leur auteur.e et/ou Wealthsimple Media Inc. et non Wealthsimple Financial Corp. ou leurs filiales et sociĂ©tĂ©s affiliĂ©es. BREF ne constitue pas un conseil en placement, une recommandation d’acheter ou de vendre des actifs ou des titres ou un avis professionnel. BREF n’est pas un rapport de recherche et ne doit pas servir de base Ă  des dĂ©cisions de placement. Wealthsimple Media Inc. ne partage pas les opinions des tierces parties qui y sont mentionnĂ©es. Lorsque vous investissez, votre argent est Ă  risque et vous risquez de perdre une partie ou la totalitĂ© de votre argent. Les rendements antĂ©rieurs ne sont pas garants des rendements futurs. Les rĂ©fĂ©rences Ă  des rendements antĂ©rieurs, hypothĂ©tiques, anticipĂ©s et les illustrations sont fournies Ă  titre indicatif seulement. Faites toujours vos propres recherches avant d’investir. © 2024 Wealthsimple Media Inc.