BREF par Wealthsimple
✔️ Nike : ça le fait pas
Sep 23, 2024
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Aussi : le chiffre magique de la BDC 23 septembre 2024 S’inscrire à l’infolettre | Afficher en ligne Salut! Voici BREF, le pendant francophone de TLDR, l’infolettre économique la plus lue au pays. Nous sommes encore en mode bêta, alors n’hésitez pas à nous laisser un petit mot dans les commentaires ci-dessous pour nous dire ce que vous en pensez! On a hâte de vous lire. — La rédaction DANS CETTE ÉDITION Lecture : 6 min 📊 Comment on fait pour diversifier? 🐢 Le TSX, lentement mais sûrement 👟 La fausse balle de Nike Nike semble avoir oublié une chose importante : ce sont les chaussures qui comptent. On vous explique plus bas. | Nike LA SEMAINE SUR LES MARCHÉS Le lièvre et le TSX Comme dans la fable du lièvre et de la tortue, nous avons passé tout l’été à nous étonner de la rapidité avec laquelle les actions américaines (le lièvre) grimpaient pendant que les entreprises canadiennes (la tortue) étaient laissées pour compte, un peu comme à l’été 2023. À la fin du mois de juin 2024, l’indice américain S&P 500 à forte composante technologique, avait déjà progressé de près de 18 % sur l’année, tandis que presque personne ne prêtait attention à l’indice TSX, qui, lentement mais sûrement, a progressé de 5 % depuis le début de l’année… La tortue se rapproche dangereusement. Encouragés par la baisse de l’inflation, les réductions de taux d’intérêt et des prévisions économiques relativement optimistes, les investissements englobent désormais un éventail de sociétés qui dépasse les habituels géants américains. En conséquence, les actions canadiennes ne cessent de gagner du terrain : la semaine dernière, le TSX a clôturé à un niveau record et affiche désormais une hausse de 14 % pour l’année. Certes, il reste à la traîne du S&P 500 (+20 % depuis le début de l’année). Mais vous connaissez la morale de la fable : rien ne sert de courir… CE QUI S’EST PASSÉ LA SEMAINE DERNIÈRE IMPORTANT La Banque du Canada atteint son chiffre magique. Deux pour cent d’inflation : c’était la cible de la banque centrale qui a motivé plus de deux ans de hausses de taux ralentissant l’économie, et nous y sommes enfin. Mais la mission n’est pas terminée! Il faut maintenant s’assurer que le ralentissement ne se transforme pas en récession. Pour éviter cette catastrophe, la Banque du Canada réduit rapidement ses taux d’intérêt. De 6 % au début de l’année, ils devraient passer à 2,25 % d’ici l’automne prochain. Si les taux hypothécaires reflètent ceux de la banque centrale, cela remettra beaucoup de blé dans les poches des gens : pour une maison de 750 000 $ avec une mise de fonds de 10 %, le paiement mensuel passera de 4 450 $ (à 6 %) à 3 000 $ (à 2,25 %). INTÉRESSANT La gang des cools rejette Nike. Et d’après un récent article de Bloomberg, c’est la faute d’un seul homme, le patron de Nike, John Donahoe. Visiblement, les murs du temple ont été ébranlés. Quelques jours plus tard, Donahoe just did it : il a démissionné. Ce cadre spécialisé en technologie connaissait peut-être bien les serveurs, mais les chaussures, très peu. Embauché en 2019 pour aider Nike à améliorer ses marges, il a non seulement supprimé des emplois et réduit les coûts dans le développement de produits et les partenariats commerciaux, mais il a aussi tué l’âme même de la compagnie : l’innovation. Il a inondé le marché d’innombrables variantes de succès familiers et usés à la semelle – comme les Panda Dunks – tandis que de nouveaux venus comme Hoka, munis de produits plus performants, lui subtilisaient des parts de marché. Résultat : Nike a perdu 40 milliards de dollars américains, avec un b en valeur de marché. Le remplaçant de Donahoe? Un vieux routier et ancien stagiaire de Nike… dont l’annonce de l’embauche a fait grimper l’action de Nike de 10 %. L’HISTOIRE CAPITALE INVESTIR SIMPLEMENT La diversification : ok, mais comment? La diversification : ok, mais comment? Si vous suivez un minimum les chroniques financières, vous savez assurément déjà que vous devez diversifier les classes d’actifs de votre portefeuille. En gros, ça veut dire : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier! D’après Ray Dalio, le fondateur de Bridgewater, le plus grand fonds spéculatif du monde, la diversification est le Saint Graal du placement – la clé pour profiter de rendements élevés et réguliers. Cette approche ne fait pas nécessairement l’unanimité (Warren Buffett n’en est pas le plus grand fan), mais généralement, on considère que la diversification vous permettra de faire fructifier votre portefeuille, tout en vous préservant des grandes tempêtes boursières. Mais concrètement, comment bâtir un portefeuille diversifié? Faisons le point! La diversification, qu’est-ce que ça mange en hiver? C’est une stratégie de croissance adaptée à un monde financier par définition risqué qui mise sur un éventail de différents types ou classes d’actifs. Puisqu’on ne peut jamais vraiment savoir quel placement sera gagnant, on investit dans une foule d’actifs pour couvrir ses arrières et maximiser ses chances. On mise donc sur des actifs qui (1) sont susceptibles de prendre de la valeur et qui (2) offriront un bon rendement au sein de différents environnements économiques. Suivez le guide, on continue de clarifier le tout. [1] D’abord, investir dans ce qui prend de la valeur. Garder tous ses sous à la banque, c’est peut-être sécuritaire, mais l’inflation s’occupera de gruger la croissance. C’est pourquoi les gens investissent dans des placements dont la valeur augmente, comme les actions, les obligations et l’immobilier. Il y a plein de raisons logiques qui justifient leur croissance, mais au final, c’est le risque qui est payant. Les personnes qui investissent achètent des actifs en échange d’un éventuel retour, tout en sachant qu’il est possible qu’elles perdent de l’argent. Et puisqu’investissement rime avec risque, il est judicieux de… [2] Acheter différents actifs, à différents endroits. Un bon moyen de réduire le risque sans passer à côté de bons coups, c’est de s’offrir un tour du monde en mode diversification géographique. Comme le montre le tableau ci-dessous, les actions américaines, japonaises et canadiennes ont chacune à leur tour dominé au cours des 50 dernières années, mais les portefeuilles composés des principaux marchés boursiers mondiaux (à « pondération égale ») ont eu plus de succès que n’importe quel marché ciblé. Un autre (gros) morceau de robot pour la diversification. Pour maximiser vos chances de succès – le but fondamental de la diversification –, mieux vaut éviter d’investir seulement dans les actions. Pourquoi? Parce que différentes classes d’actifs brillent à différents moments en fonction des conditions économiques. Par exemple, les obligations fleurissent quand la croissance économique et les actions flétrissent. De plus, des variations annuelles sont aussi à considérer : certaines années, c’est le comptant est roi, d’autres, ce sont les obligations. [3] Bien évaluer ses objectifs et sa tolérance au risque. On en vient à la grande question : combien de chaque classe d’actifs mettre dans son portefeuille? La réponse se trouve dans ce que les pros appellent la « répartition d’actifs », mais elle dépend de vos buts, de votre horizon temporel et de votre appétit pour le risque. Vous pourriez par exemple être plus confortable avec les actions dans votre vingtaine et passer en mode obligations dans la fleur de l’âge… ou à l’âge d’or. Malgré tout, quelques spécialistes de renom ont établi des pistes de répartition. Le défunt David Swensen, qui a géré avec brio les fonds de dotation de l’Université Yale, suggère 30 % d’actions intérieures (É.-U.), 15 % d’actions de marchés étrangers développés (comme le Japon), 20 % de fonds immobiliers, 15 % d’obligations du Trésor, 15 % d’obligations du Trésor américain protégées de l’inflation et 5 % d’actions de marchés émergents (Brésil, Inde, etc.). Les disciples de John C. Bogle, fondateur de Vanguard, misent sur une structure plus simple, soit le portefeuille à trois fonds composé de 34 % d’actions intérieures (É.-U.), 33 % d’internationales et 33 % d’obligations intérieures. Et il ne faudrait pas oublier le classique 60/40, qui rassemble surtout des actions équilibrées par des obligations (assurément) moins risquées. Si vous en voulez plus, voici des modèles de répartition plus généraux en fonction du profil et de la tolérance au risque. Mais comme pour bien des choses, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Juste des réponses plus adaptées qui vous aideront à mieux faire face aux inévitables imprévus. —Ben Mathis-Lilley D’AUTRES HISTOIRES INTÉRESSANTES 🪫 Northvolt en péril Plus de 710 millions d’argent public à risque | Journal de Montréal 💰 Après la rénoviction, la taxéviction? Hausse vertigineuse des évaluations foncières | ICI Radio-Canada 🏠 La règle du 30/30/3 en immobilier Comment savoir si on a les moyens de faire l’achat le plus coûteux de notre vie? | La Presse QUE PENSEZ-VOUS DE L’INFOLETTRE D’AUJOURD’HUI? J’adore Bien Bof Nos collaborateurs cette semaine : Nicolas A Martineau (rédacteur français), Anne Laguë (traductrice), Cristina Marziale (traductrice), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Ben Mathis-Lilley (rédacteur), Devin Gordon (rédacteur), Stacey Woods (rédactrice), Sarah Rieger (journaliste), Ambrose Martos (vérificateur de faits), Ciara Rickard (réviseure), Clare Douglas (réviseure), Sara Black McCulloch (vérificatrice de faits), Tyler Hamilton (responsable, marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rédacteur des marchés) Jared Sullivan (rédacteur principal), Peter Martin (rédacteur principal), Kat Angus (directrice de la rédaction) et Devin Friedman (rédacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4ème étage Toronto, ON, M5V 2J4 Voir dans le navigateur Politiques de confidentialité Se désabonner BREF est publié par Wealthsimple Media inc. Son contenu est présenté à titre indicatif seulement. 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