BREF par Wealthsimple
✈️ Turbulences air canadiennes
Aug 26, 2025
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Aussi : l’IA est-elle l’amie de l’économie? 25 août 2025 S’inscrire à l’infolettre | Afficher en ligne DANS CETTE ÉDITION Lecture : 7 min 🚗 Usagés, mais pas donnés 🗣️ Des mots qui sonnent 📊 Ombre au tableau IA Un road trip de type Québec-Montréal, ça peut être dur pour le couple. Mais pour se trouver un véhicule d’occasion pas trop cher, un road trip Vancouver-Halifax, ça peut être une bonne option. | Alliance Atlantis Vivafilm Oyez, oyez! La prochaine édition de BREF fera son arrivée dans votre boîte courriel mardi plutôt que lundi en raison de la fête du Travail. Joyeux long week-end en avance! — L’équipe de BREF LA SEMAINE SUR LES MARCHÉS Des mots qui résonnent En début de semaine dernière, quelques mots de Sam Altman à propos de l’IA ont suffi à déclencher une chute des marchés. Ou plutôt un mot : « bulle ». Puis, la semaine s’est terminée en hausse à cause de quelques mots énoncés par le président de la Fed, Jerome Powell, au sujet d’une baisse des taux d’intérêt. Même s’il n’a jamais utilisé le mot « baisse » lors de son discours médiatisé à Jackson Hole au Wyoming, le message était clair : la banque centrale s’inquiète plus des signes de ralentissement du marché du travail que de l’inflation causée par les tarifs. Bref, on s’attend à une baisse de 0,25 % en septembre. Bien vite, l’USD a bondi et les marchés se sont enflammés. Et presque aussi vite, on s’est mis à spéculer sur la raison du changement de cap de Powell, à se demander s’il a attendu trop longtemps et se questionner sur le rôle qu’a joué un certain président dans l’affaire. LE TABLEAU DE LA SEMAINE CE QUI S’EST PASSÉ LA SEMAINE DERNIÈRE IMPORTANT Le PDG d’Air Canada s’est mis les pieds dans les plats d’une entente historique? En quelques heures mouvementées à peine, tout ça s’est produit la semaine dernière : les agent·es de bord partent en grève, le gouvernement ordonne un retour au travail, le syndicat refuse, le PDG d’Air Canada admet sur les ondes de BNN Bloomberg qu’il n’a pas de plan d’aide pour les voyageuses et voyageurs parce qu’il s’attendait à ce que le gouvernement brise la grève. Les pieds dans les plats et un pied dans la bouche. Une situation qui semble avoir contribué à la reprise des pourparlers et qui a mené Air Canada à se plier à une demande clé de longue date, soit la fin du temps au sol non rémunéré. Oh, et le syndicat poursuit le gouvernement en soutenant que les propos du PDG laissent croire qu’Ottawa a bafoué le droit de grève constitutionnel. INTÉRESSANT Les startups technos LGBTQ+ des États-Unis considèrent le Canada. On a entendu parler de l’exode de nos cerveaux dans le secteur des technologies, mais le journal BetaKit révèle que la tendance pourrait être inversée du côté des talents LGBTQ+. Les coupes de l’administration Trump en matière de diversité, d’équité et d’inclusion ont bloqué les financements en entrepreneuriat pour la communauté, et plusieurs talents considèrent maintenant s’installer au Canada. À noter que les personnes LGBTQ+ qui fondent des entreprises technos créent 36 % plus d’emplois et génèrent 114 % plus de brevets, d’après les données de Crunchbase et PitchBook. L’INDICE FOMO IMPORTANT 🤖 L’IA aurait un biais favorable pour le contenu créé par d’autres IA. Elle est tannée de toutes ces histoires où l’humain triomphe contre les robots. Source 💸 L’Agence du revenu pourrait nous contraindre à témoigner sous serment. L’équivalent bureaucratique de « croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ». Source 🧪 Des scientifiques australiens transforment des produits chimiques contenus dans l’eau en fluor. Les manifestants ne savent plus où donner de la tête. Source 🍗 De plus en plus de gens apportent leur propre bouffe au resto. Juste pour clarifier, c’est pas ça qu’on veut dire par autonomie alimentaire. Source DROIT DANS LE MUR PARTI POUR LA GLOIRE 🍼 Un bébé a été enregistré sous le nom de Chat Yipiti en Colombie en l’honneur de ChatGPT. À quand IAbelle, Geminicolas et… Claude? Source 📫 Un déluge d’avis de livraisons de la part de Postes Canada à cause d’un souci informatique. Une série de livraisons réussies, ça ne se pouvait juste pas pour Postes Canada. Source 📖 Plus de 6 000 nouveaux mots ajoutés au dictionnaire Cambridge, comme skibidi et delulu. Finalement, « chevals », et « ognon », c’est pas si pire que ça. Source 🎛️ Nouveaux outils de mixage de chansons chez Spotify. Comme si on n’avait pas déjà assez de DJ du dimanche. Source ON S’EN FOUT DE NOTRE COMMANDITAIRE L’HISTOIRE CAPITALE LES GRANDES QUESTIONS La folie IA est-elle bonne pour l’économie? Un tableau issu d’une chronique du Wall Street Journal circule beaucoup dans les recoins financiers des médias sociaux. En gros, le tableau (reproduit ci-dessous) dit que l’IA pourrait poser un risque pour l’économie. On y voit l’écart grandissant entre ce que les quatre principaux géants du secteur (Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft) disent générer et les réels profits enregistrés. Comment ça se fait que les deux montants diffèrent autant? Parce que cette année, la techno dépensera 364 G$ US en centres de données, puces, et autres essentiels de l’IA pour tenter de dominer ce nouveau secteur. L’article du WSJ démontre que les dépenses en IA étaient si élevées pour les six premiers mois de 2025, qu’elles ont soutenu l’économie tandis que la consommation des ménages stagnait. Ce tableau a fait couler beaucoup d’encre virtuelle parce qu’il met le doigt sur des questions un peu gênantes, comme : est-ce que la course à l’IA est une sorte d’arnaque à la Ponzi, un « show de boucane » moins rentable qu’il n’en a l’air? Grosse question. Une plongée pour essayer de faire le point : Commençons par le tableau : ce qu’il faut noter, c’est qu’en raison de règles comptables, les entreprises arrivent à masquer leurs dépenses astronomiques. En effet, les dépenses en capital sur des infrastructures, comme les centres de données IA, ne sont pas considérées comme des dépenses immédiates sur les résultats. Ça, ça veut dire que les entreprises peuvent amortir leurs investissements en IA sur des décennies dans certains cas, ce qui les fait paraître beaucoup plus rentables qu’elles ne pourraient l’être en réalité au fil du temps. En se penchant sur le revenu net de ces géants (tout l’argent qui rentre) par rapport à leur flux de trésorerie disponible (l’argent qui reste après toutes les dépenses, la liquidité pour des choses comme les dividendes), on voit tout de suite une hémorragie financière. On voit aussi que l’IA ne génère pas tant d’argent que ça pour le moment. Si c’était le cas, la courbe du flux de trésorerie serait à la hausse. Trois grandes pistes de réponses face à ce tableau : Vision à la baisse : les marchés ont placé de gros profits générés par l’IA dans les titres technos hautement valorisés, et on s’inquiète du fait que l’IA n’a pas beaucoup augmenté la productivité au travail, tandis qu’une poignée de géants dépensent des sommes vertigineuses dans des infrastructures IA non rentables qui pourraient bientôt être désuètes. Si les profits ne se concrétisent pas sous peu, les investisseuses et investisseurs se débarrasseront probablement de leurs actions, ce qui donnera une sérieuse claque aux marchés. Après tout, les sept plus grandes sociétés technos des É.-U. forment pas moins de 34 % du S&P 500. Vision à la hausse : on s’attend à ce que les entreprises investissent de gigantesques sommes d’argent en IA dans les années à venir, surtout que l’IA stimulera la productivité au travail. Les ordinateurs personnels n’étaient ni très utiles ni rentables avant l’arrivée d’Internet. Et puis, tout à coup : boum! Ils sont devenus indispensables. C’est la même chose pour l’IA, il faut juste faire preuve de patience. Vision modérée : oui, le déploiement est super coûteux, mais si les géants de la techno attendent les bras croisés de voir si l’IA sera si révolutionnaire que ça, ils risquent de perdre la course. Toutes les nouvelles technologies sont spéculatives et le secteur techno est très rentable. L’IA est un pari prometteur et potentiellement très profitable. EN GROS Le bruit court : on s’inquiète que l’IA pourrait mener à une nouvelle bulle semblable à la bulle Internet, qui serait elle aussi vouée à éclater. L’article du WSJ considère que c’est un peu exagéré pour le moment, surtout parce que les géants technos tirent encore beaucoup de profits avec leurs activités principales, comme les ventes publicitaires. Mais reste que le débat met en lumière les gros risques des investissements en technologie et les possibles gros profits aussi. Personne ne peut vraiment deviner quelle technologie bourgeonnante révolutionnera le monde. Tout ce que les marchés peuvent faire, c’est essayer d’imaginer la suite et de s’adapter avec l’arrivée de nouvelles données. — Brennan Doherty D’AUTRES HISTOIRES INTÉRESSANTES 🪚 L’opposition au projet de loi 97 dure depuis des mois Les tensions s’accentuent entre des membres des communautés autochtones et l’industrie forestière. | Rad 🐿️ Bell en guerre contre les écureuils Les rongeurs sont une des principales causes de panne sur le réseau. | L’actualité 🪨 Du CO2 atmosphérique stocké dans les roches du sous-sol terrestre Une première rendue possible grâce à une technologie québécoise | Le Devoir QUE PENSEZ-VOUS DE L’INFOLETTRE D’AUJOURD’HUI? J’adore Bien Bof Nos collaborateur.trices cette semaine : Nicolas A Martineau (rédacteur français), Cristina Marziale (traductrice), Geneviève Brassard (réviseure), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Brennan Doherty (rédacteur), Devin Gordon (rédacteur), Stacey Woods (rédactrice), Sarah Rieger (journaliste), Ambrose Martos (vérificateur de faits), Ciara Rickard (réviseure), Maude Campbell (réviseure), Sara Black McCulloch (vérificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable du marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rédacteur des marchés) Jared Sullivan (rédacteur principal), Eva-Grace Clément-Cruz (chargée de production marketing cycle de vie), Setareh Sarmadi (productrice éditoriale principale), Peter Martin (rédacteur principal) et Devin Friedman (rédacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4ème étage Toronto, ON, M5V 2J4 Voir dans le navigateur Politiques de confidentialité Se désabonner BREF est publié par Wealthsimple Media inc. 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