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Aussi : la bourse en 2025, câest quoi exactement?
26 mai 2025
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Le pari IA de Google
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On repart pour un tour
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La bourse décortiquée
« Vendez tout! »
On imagine encore la bourse comme un bazar bruyant tout droit sorti des films ou des archives. Mais en 2025, comment ça marche vraiment, la bourse? On a jasé avec un expert pour éclairer tout ça.
Getty Images
LA SEMAINE SUR LES MARCHĂS
LâĂ©tau Trump : câest la nouvelle expression Ă©conomique de lâheure, le Trump strangle en anglais, inventĂ©e par lâanalyste Byrne Hobart pour dĂ©crire le drĂŽle de piĂšge dans lequel Trump place les marchĂ©s. Quand ils montent, il sort des politiques chamboule-tout (genre guerre commerciale). Et quand ils flanchent, il revient en mode pro-entreprises (rĂ©duction dâimpĂŽts, etc.). Bref, un yo-yo parfaitement imprĂ©visible⊠à son image. Câest aussi une bonne mĂ©taphore de sa mainmise sur notre attention collective. On en a eu un bel exemple la semaine derniĂšre : les marchĂ©s mondiaux ont bondi en dĂ©but de semaine, poursuivant leur remontĂ©e Ă©clair depuis la fameuse « pause de 90 jours » sur les tarifs. Le TSX, lui, a mĂȘme atteint un nouveau sommet historique.
Mais vendredi (surprise surprise), Trump a relancĂ© la machine avec de nouvelles menaces tarifaires, 50 % sur lâUE, 25 % sur Apple. RĂ©sultat? Les marchĂ©s ont terminĂ© la semaine en baisse de plus de 1 %. Et la fatigue des montagnes russes se fait sentir. Sauf que ce manĂšge fait le bonheur des personnes qui « achĂštent la baisse » : elles ont Ă©tĂ© plus nombreuses que jamais Ă se ruer sur chaque repli. Seront-elles au rendez-vous aprĂšs la chute de vendredi? Et sinon, est-ce que Trump va reculer? On a cinq jours pour le dĂ©couvrir.
LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE
CE QUI SâEST PASSĂ LA SEMAINE DERNIĂRE
IMPORTANT
Comment renverser lâexode des cerveaux canadiens? Trump rĂ©pĂšte que ce sont les accords commerciaux nord-amĂ©ricains qui ont tuĂ© les emplois manufacturiers aux Ă.-U. Mais on parle beaucoup moins dâun autre effet de ces accords : plusieurs des meilleurs talents canadiens qui ont traversĂ© la frontiĂšre. Alors, comment on inverse la tendance? Jimmy Jean, v.-p. chez Desjardins, a une idĂ©e originale : au lieu de dĂ©penser des fortunes pour attirer des talents Ă©trangers, le Canada devrait profiter du chaos dans le milieu universitaire amĂ©ricain pour rapatrier ses propres cerveaux. PrĂšs de 83 % disent dĂ©jĂ vouloir revenir « Ă moyen terme ». M. Jean croit quâil suffit dâun petit coup de pouce du gouvernement. Comme des investissements dans la recherche et dans la crĂ©ation dâun environnement qui permet de vraiment faire avancer leurs travaux scientifiques.
INTĂRESSANT
Cette semaine dans la course Ă lâIA! LâactualitĂ© techno va tellement vite quâon a dĂ©cidĂ© de rĂ©sumer deux grosses nouvelles plutĂŽt que dâen choisir juste une.
Google tente de sâautosaboter. Google sâest longtemps traĂźnĂ© les pieds en ce qui a trait Ă lâIA, de peur que les chatbots ne cannibalisent lâempire de rĂ©fĂ©rencement payant. Mais la semaine derniĂšre, Google a lancĂ© « mode IA » : un nouveau rĂ©glage qui remplace les bons vieux liens bleus par des rĂ©sumĂ©s Ă la ChatGPT. Selon le New York Times, la sociĂ©tĂ© essaie essentiellement de perturber son propre modĂšle dâaffaires⊠avant quâun concurrent ne le fasse Ă sa place.
OpenAI sâassocie au gars qui a conçu lâiPhone. Le PDG Sam Altman a annoncĂ© quâOpenAI a dĂ©boursĂ© 6,5 G$ pour acquĂ©rir la firme de design de lâancien designer dâApple, Jony Ive. La mission de ce dernier? CrĂ©er une nouvelle famille de produits taillĂ©s sur mesure pour lâĂšre de lâIA. En quoi consistera le nouveau produit magique dâIve? Une boucle de ceinture IA? Une bague? Tellement de possibilitĂ©s gĂȘnantes!
LâINDICE FOMO
IMPORTANT
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La pharmaceutique Regeneron met la main sur 23andMe (et sur tout votre ADN). PrĂ©parez-vous Ă recevoir des pubs ciblĂ©es pour les bobos que vous nâavez mĂȘme pas encore.
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Stellantis reporte la production de la Dodge Charger électrique 2026 à son usine en Ontario. Le personnel ne sera pas touché, mais les écolos adeptes de gros moteurs électriques sont inconsolables.
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Sesame Street arrive sur Netflix. La nouvelle saison est à peu prÚs pareille, sauf que Big Bird se fait éliminer au jeu « feu rouge, feu vert ».
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AprĂšs 30 ans, Levi Strauss se dĂ©barrasse de la marque Dockers. Faut croire quâils ont enfin trouvĂ© des pantalons potables pour passer une entrevue.
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DROIT DANS LE MUR
PARTI POUR LA GLOIRE
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Une Ă©tude rĂ©vĂšle quâutiliser son cellulaire sur la toilette augmente « considĂ©rablement » les risques dâhĂ©morroĂŻdes. Preuve que lâimprimĂ© a encore sa place dans nos vies.
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Trump débarquera au Canada pour le sommet du G7 le mois prochain. Il dit vouloir en profiter pour mesurer les rideaux au 24 Sussex.
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Tesla promet des robotaxis dans les rues dâAustin dâici la fin juin. Donc, idĂ©alement, Ă©vitez les rues dâAustin Ă partir de la mi-juin.
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Les Oilers dâEdmonton sont le dernier espoir des fans de hockey canadiens qui nâont pas vu une coupe Stanley depuis Mathusalem.
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ON SâEN FOUT
DE NOTRE COMMANDITAIRE
LâHISTOIRE CAPITALE
BOURSE
Câest quoi exactement la bourse en 2025?
Semaine aprĂšs semaine, on vous parle du TSX, lâindice phare des actions canadiennes Ă la Bourse de Toronto. Chaque jour, des milliards de dollars transitent entre les diffĂ©rents marchĂ©s boursiers du monde. Mais, sait-on vraiment comment la bourse fonctionne de nos jours? John McKenzie, directeur gĂ©nĂ©ral de la firme TMX Group Ă la tĂȘte de la Bourse de Toronto, nous invite en coulisses pour dĂ©mystifier le tout. On en a aussi profitĂ© pour jaser de certaines tendances des entreprises canadiennes pour attirer les investissements.
En entendant le mot « bourse », la plupart des gens sâimaginent un vieil immeuble chic du centre-ville. Mais les marchĂ©s boursiers sont en fait des sociĂ©tĂ©s Ă but lucratif. Comment ça fonctionne? Ă lâĂ©poque, ça servait surtout Ă faciliter les transactions et Ă inscrire de nouvelles compagnies en bourse. Mais au fil du temps, on est surtout devenu une sociĂ©tĂ© axĂ©e sur les donnĂ©es et lâinformation, soit prĂšs de la moitiĂ© de notre chiffre dâaffaires.
Beaucoup imaginent encore la bourse comme dans les films : des hommes en complet-cravate qui crient au téléphone, un cigare à la main. Mais le fameux parquet, existe-t-il encore?
Jâadore cette question, parce que moi aussi, quand jâai commencĂ© au TSX, je cherchais le parquet⊠sans jamais le trouver. Toronto lâa fermĂ© en 1997 et câest devenu le premier marchĂ© au monde Ă passer en mode Ă©lectronique Ă 100%. Aujourdâhui, tout se fait via des systĂšmes numĂ©riques ultra-rapides capables de gĂ©rer des volumes massifs en un clin dâĆil.
On sâinquiĂšte beaucoup du relatif manque dâinvestissement au Canada et plusieurs se demandent si quelque chose cloche ici. Quâest-ce que vous en pensez? Le Canada fait beaucoup de choses bien, mais je vois aussi beaucoup de potentiel inexploitĂ©. Un des facteurs importants qui influence la capacitĂ© des sociĂ©tĂ©s Ă accĂ©der Ă du capital, ce sont les hausses rĂ©pĂ©tĂ©es de lâimpĂŽt. Ăa, et nos cadres de rĂ©glementation trĂšs contraignants.
Nos deux bourses de valeurs, le TSX et le TSX Venture, comptent 1100 sociĂ©tĂ©s miniĂšres et environ 200 sociĂ©tĂ©s Ă©nergĂ©tiques, ce qui en fait certains des marchĂ©s les plus Ă©toffĂ©s du monde. Mais depuis 10 ans, le secteur de lâĂ©nergie est passĂ© de 400 Ă 200 sociĂ©tĂ©s environ. Et les investissements que ces sociĂ©tĂ©s ont rĂ©ussi Ă attirer pour soutenir leur croissance sont passĂ©s de quelque 20 G$ par annĂ©e Ă moins de 2 G$ lâan dernier. Câest une histoire de confiance. Si les personnes qui investissent ne croient pas quâon arrivera Ă livrer la marchandise sur un gros projet, elles placeront leur argent ailleurs.
Pensez-vous que les entreprises vont continuer Ă sâintroduire en bourse et Ă lever des fonds dans des pays comme le Canada, ou est-ce que la tendance pousse tout le monde vers les plus gros marchĂ©s, comme les Ătats-Unis? Câest une tendance lourde, en effet. Mais le Canada est lâun des derniers endroits dans le monde oĂč on peut encore obtenir la participation du capital amĂ©ricain, surtout des grandes banques. Nulle part ailleurs les sociĂ©tĂ©s ne sont considĂ©rĂ©es de lâautre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre avec une telle reconnaissance mutuelle. Aucun autre marchĂ© financier nâest aussi bien intĂ©grĂ© que celui du Canada et des Ătats-Unis, que ce soit au niveau des fuseaux horaires ou des rĂ©glementations.
Un autre atout du Canada, câest quâil est une vĂ©ritable plaque tournante de lâinnovation. Le dĂ©fi, câest toujours de rĂ©ussir Ă faire grandir rapidement ces nouvelles entreprises pour quâelles dĂ©veloppent leurs activitĂ©s au lieu de se faire racheter trop tĂŽt. Les grandes banques ont tendance Ă ne pas investir dans les petites entreprises innovantes, alors ce sont les fonds privĂ©s et les rĂ©seaux de gens fortunĂ©s qui doivent prendre le relais. Mais si les taxes sont trop Ă©levĂ©es, ces derniers nâhĂ©sitent pas Ă aller voir ailleurs.
Cette entrevue a été éditée pour des raisons de longueur et de clarté.
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