BREF par Wealthsimple
đŸ„Ș La gĂ©nĂ©ration sandwich sous pression
Apr 07, 2026
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Plus : les titres canadiens ont la cote en 2026 April 7, 2026 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne Dans cette Ă©dition Lecture : 8 min Bienvenue Ă  l’édition trimestrielle! D’abord, un retour sur le tourbillon boursier du premier trimestre. Puis, une plongĂ©e dans les enjeux financiers de la gĂ©nĂ©ration sandwich : cette cohorte en croissance qui en a lourd sur les Ă©paules. Une situation qui en dit long sur les forces Ă©conomiques qui influencent nos vies. Rendez-vous lundi prochain pour votre BREF habituel! — L’équipe de BREF Survol T1 Du 1er janvier au 31 mars TSX : +2,8 % S&P 500 : -4,8 % Bitcoin : -24,3 % Sept magnifiques : -11,6 % Contrats Ă  terme pĂ©trole du Brent : +71,1 % Plus forte hausse au Canada* : Cenovus Energy : +36,9 % Plus forte Baisse au Canada* : Thomson Reuters : -27,7 % * TSX 60. Total des rendements prĂ©sentĂ© en devise locale. DonnĂ©es de TradingView; donnĂ©es de NYMEX pour Brent. Le trimestre sur les marchĂ©s Les actions canadiennes vont bon train On ne s’y attendait pas, mais les titres canadiens surpassent ceux des États-Unis cette annĂ©e. Le TSX a dĂ©jĂ  atteint six sommets en 2026, tandis que le S&P 500 est Ă  son pire dĂ©but d’annĂ©e depuis 1995. Nvidia, la coqueluche de l’IA, est en baisse de 14 % depuis son pic. Meta : -11 % en cumul annuel. Microsoft : -21 %. Et pendant ce temps, Enbridge, le gĂ©ant canadien des pipelines, est en hausse de 14 %. Pourquoi? La rencontre de deux tendances. D’abord, le secteur techno Ă©tats-unien a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© sur la base d’une vision optimiste de la percĂ©e de l’IA. Mais les pĂ©nuries de puces, les coĂ»ts salĂ©s des centres de donnĂ©es et l’adoption plutĂŽt lente ont calmĂ© les ardeurs quant aux profits tant attendus. Puis, la guerre en Iran a créé une grande demande pour l’énergie canadienne. Depuis 10 ans, le S&P 500 a surpassĂ© le TSX (environ 13 % c. 9,5 % par annĂ©e). La leçon? La diversification est toujours d’actualitĂ©, car les secteurs qui pĂšsent sur les marchĂ©s canadiens pendant les boums technos sont les mĂȘmes qui viendront Ă  son secours quand la techno prend un coup. L’histoire capitale L’étau se resserre pour la gĂ©nĂ©ration sandwich par Katherine Laidlaw Mireille (nom fictif) entre dans la gĂ©nĂ©ration sandwich en 2021 avec l’appel inquiet d’une amie de sa mĂšre. Sa maman, Colleen, elle qui, jusqu’à tout rĂ©cemment, conduisait ses amies aux cours de sports, n’arrivait maintenant plus Ă  retrouver le chemin de la maison. Doucement, au bout de la ligne : peut-ĂȘtre que Colleen ne devrait plus conduire? Cet appel a changĂ© la vie de Mireille. S’en est suivi une dĂ©ferlante de rendez-vous mĂ©dicaux, d’hospitalisations et de visites de rĂ©sidences pour personnes ĂągĂ©es. Tout ça entre les pratiques de soccer et de danse de ses deux ados. Avec, en prime, le travail, le souper et tout le reste. « C’est comme vivre entre deux mondes » explique Mireille, 48 ans. Dans le premier, elle est agente de bord pour Air Canada, voyageant entre Toronto, Vancouver et Los Angeles tout en Ă©levant une famille. Dans l’autre, elle s’occupe de sa mĂšre de 79 ans. PrĂšs de 13,4 millions de personnes, le quart des adultes au pays, assurent chaque annĂ©e au moins quelques soins non rĂ©munĂ©rĂ©s Ă  un parent ou un enfant. PrĂšs de 2 millions de personnes assurent des soins non rĂ©munĂ©rĂ©s pour leurs enfants et leurs parents en mĂȘme temps. Mireille soutient deux maisonnĂ©es et fait partie de ce club prĂ©caire : celui de la gĂ©nĂ©ration sandwich. Ces personnes, principalement de 30 Ă  60 ans, font face Ă  une rafale de responsabilitĂ©s qui augmentent leur niveau de stress financier. Explorons les principaux points de pression et pistes de solutions. S’occuper de tout le monde, ça fait mal au budget L’ñge mĂ»r est depuis longtemps une pĂ©riode particuliĂšrement coĂ»teuse de la vie. Mais Ă  cette rĂ©alitĂ© s’ajoute maintenant le fait que les parents ont des enfants plus tard et que leurs parents Ă  eux, les boomers, vivent plus longtemps que les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes. Une double charge qui pĂšse sur les Ă©paules des Sandwichs. Prenons l’exemple de Debbie. Cette souscriptrice en assurance de Newmarket en Ontario s’occupe de ses parents et beaux-parents. Mais quand son pĂšre a dĂ» se faire opĂ©rer les cataractes l’an dernier, ses assurances couvraient seulement les corrections pour la myopie ou l’hypermĂ©tropie, mais pas les deux. Debbie a donc payĂ© 8000 $. Puis, un bris de la climatisation chez ses parents : 7000 $ de plus. Puis, son beau-pĂšre a eu besoin d’une opĂ©ration pour sa hernie. Ils ont optĂ© pour un service privĂ© (5000 $) pour Ă©viter huit longs et douloureux mois d’attente. « Je n’existe plus », dit Debbie en riant jaune. « J’existe juste pour aider mes enfants et mes parents. » Pour les mĂ©nages Ă  revenu moyen, Ă©lever un enfant, juste un, de la naissance Ă  18 ans coĂ»te 374 000 $ en moyenne. Une hausse considĂ©rable par rapport aux 167 000 $ de 2004, qui dĂ©passe aussi largement le taux d’inflation gĂ©nĂ©rale. Mais l’aspect le plus coĂ»teux d’avoir des enfants, c’est certainement l’espace dont ils ont besoin pour grandir. C’est pourquoi la gĂ©nĂ©ration sandwich dĂ©pense plus que tout autre groupe au pays pour se loger : 31 600 $ de plus par annĂ©e. Avec tout ça, les Canadiennes et Canadiens de 40 Ă  54 ans subissent le plus grand bond en matiĂšre de dĂ©penses depuis 12 ans environ. C’est aussi la tranche qui a (et de loin) le plus de dĂ©penses de subsistance, soit plus de 141 000 $ par annĂ©e par mĂ©nage. Elle est aussi au sommet de l’endettement par cartes de crĂ©dit (12 000 $ en moyenne), et ce, bien que les salaires sont gĂ©nĂ©ralement Ă  leur plus haut durant cette pĂ©riode de la vie. « On fait des choix dans la vie », explique Mireille « et les dettes en font partie ». Sans oublier les frais indirects
 DerriĂšre chaque heure de soin professionnel se cache trois heures de soins non rĂ©munĂ©rĂ©s par les proches aidants, et deux tiers considĂšrent que la situation nuit Ă  leurs carriĂšres. Chaque annĂ©e, prĂšs de 100 000 personnes quittent le marchĂ© du travail Ă  cause de la pression liĂ©e Ă  la proche aidance. L’an dernier, Mireille a manquĂ© beaucoup de travail pour s’occuper de sa mĂšre, et son mari a dĂ» ralentir ses activitĂ©s pour prendre le relais Ă  la maison. Leurs revenus sont passĂ©s de 220 000 $ en 2024 Ă  100 000 $ en 2025. Mais surtout, la charge mentale Les rendez-vous, la gymnastique des calendriers surchargĂ©s, les dĂ©placements
 Tout ça pĂšse lourd et prĂšs de 86 % des proches aidants vivent, entre autres, des sentiments de dĂ©pression, d’anxiĂ©tĂ© ou de dĂ©passement. Et ça laisse peu de place Ă  la spontanĂ©itĂ©. En janvier, Debbie confirmait : « ma vie est planifiĂ©e jusqu’en septembre. » Elle se dit chanceuse d’avoir des vacances payĂ©es, des fonds d’urgence et
 un souper mensuel avec ses amies. Une gĂ©nĂ©ration qui garde le cap, malgrĂ© tout MalgrĂ© une situation pas facile du tout, la gĂ©nĂ©ration sandwich arrive tout de mĂȘme Ă  Ă©pargner en moyenne 15 000 $ par annĂ©e. C’est moins que la gĂ©nĂ©ration Y et ses 22 000 $, mais c’est pas mal du tout. Si on commence Ă  investir Ă  45 ans (on vous recommande chaudement de commencer bien avant) en plaçant 15 000 $ par annĂ©e jusqu’à la retraite Ă  65 ans, on pourrait gĂ©nĂ©rer plus de 500 000 $ d’économies (en se basant sur un rendement annuel de 5 %). Comme dit Debbie : « le mieux, c’est d’épargner ce qu’on peut et de rester optimiste. » Deux autres points positifs au tableau, plusieurs membres de la gĂ©nĂ©ration sandwich hĂ©riteront de sommes importantes. Ce groupe prĂ©sente aussi certains des plus hauts taux d’accession Ă  la propriĂ©tĂ© au pays. Le mari de Mireille essaie de calmer ses inquiĂ©tudes en lui rappelant qu’ils pourront toujours vendre leur maison Ă  la retraite. Mais Mireille n’est que partiellement apaisĂ©e, parce que : « on ne vivra pas dans une tente non plus. » Qui sait, peut-ĂȘtre que leurs enfants leur donneront Ă  leur tour un coup de main. ♩ Illustrations par Ben Denzer De notre commanditaire L’indice FOMO Important 🌊 Des emballages vides de Big Mac et de sauce MacPoulet s’échouent sur la baie de Fundy. « On attend toujours la moutarde au miel », disent les saumons. Source đŸ“” Un sondage rĂ©vĂšle que 75 % des adultes au pays veulent interdire les rĂ©seaux sociaux aux enfants. Mais 100 % ont encore besoin d’eux pour leur expliquer ce que veut dire « wesh ». Source 🚀 Un Canadien Ă  bord de la mission lunaire amĂ©ricaine : il est surtout lĂ  pour Ă©viter que les É.-U. se mettent Ă  appeler la Lune le 52e Ă©tat. Source 🐍 Le sang de python pourrait mener Ă  un nouveau mĂ©dicament pour la perte de poids. Parfait pour garder son sang froid face aux tentations du quotidien. Source Droit dans le mur Parti pour la gloire 🎈 Une pĂ©nurie d’hĂ©lium menace l’industrie des puces Ă©lectroniques. L’industrie des ballons d’anniversaire est aussi sur les dents. Source 🐄 Rupture de stock de fromage cottage dans les Ă©piceries partout au pays. Les gains musculaires sont officiellement en rĂ©cession. Source ⛜ Nouvel outil en ligne pour connaĂźtre le prix de l’essence partout au QuĂ©bec. Parfaite occasion de dĂ©penser 5 $ de gaz pour Ă©conomiser 5 $. Source 👓 Meta dĂ©voile des lunettes conçues pour les gens qui ont vraiment besoin de lunettes. Quoi?! Un vĂ©ritable coup de gĂ©nie
 du jamais vu! Source On s’en fout Que pensez-vous de l’infolettre d’aujourd’hui? J’adore Bien Bof Nos collaborateur·trices cette semaine : Nicolas Martineau (rĂ©dacteur français), Cristina Marziale (traductrice-rĂ©viseure), GeneviĂšve Brassard (rĂ©viseure), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Claire Porter Robbins (rĂ©dactrice), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Maude Campbell (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable du marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s), Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Eva-Grace ClĂ©ment-Cruz (chargĂ©e de production marketing cycle de vie), Setareh Sarmadi (productrice Ă©ditoriale principale), Peter Martin (rĂ©dacteur principal) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Vous avez des questions? Écrivez Ă  notre Ă©quipe de soutien. Voir dans le navigateur Politiques de confidentialitĂ© Se dĂ©sabonner Notre produit d’impĂŽt est offert par SimpleTax Software Inc. conformĂ©ment aux modalitĂ©s de la Convention d’utilisation de Wealthsimple ImpĂŽt. Si, Ă  la suite de sa dĂ©claration de revenus, un·e client·e obtient un remboursement supĂ©rieur de plus de 2 CAD Ă  l'aide d'un produit autre que Wealthsimple ImpĂŽt, un remboursement sera effectuĂ© Ă  hauteur du montant le plus Ă©levĂ© entre (a) le prix d'achat ou les frais de licence du logiciel d'impĂŽt tiers, jusqu'Ă  concurrence de 50 CAD, ou (b) le paiement effectuĂ© pour l'utilisation de Wealthsimple ImpĂŽt. Une preuve d'achat et une copie de l'avis de cotisation ou de nouvelle cotisation indiquant la diffĂ©rence de remboursement totale sont exigĂ©es. En savoir plus. Les frais de transmission se situent entre 0$ et 80 $, selon le nombre de dĂ©clarations et le forfait choisi. Allez Ă  wsim.co/impot pour en savoir plus. Les consultations individuelles sont offertes sous rĂ©serve des disponibilitĂ©s et ne sont pas disponibles au QuĂ©bec ni en français. BREF est publiĂ© par Wealthsimple Media inc. Son contenu est prĂ©sentĂ© Ă  titre indicatif seulement. Les opinions qui y sont exprimĂ©es n’engagent que leur auteur.e et/ou Wealthsimple Media Inc. et non Wealthsimple Financial Corp. ou leurs filiales et sociĂ©tĂ©s affiliĂ©es. BREF ne constitue pas un conseil en placement, une recommandation d’acheter ou de vendre des actifs ou des titres ou un avis professionnel. BREF n’est pas un rapport de recherche et ne doit pas servir de base Ă  des dĂ©cisions de placement. Wealthsimple Media Inc. ne partage pas les opinions des tierces parties qui y sont mentionnĂ©es. Lorsque vous investissez, votre argent est Ă  risque et vous risquez de perdre une partie ou la totalitĂ© de votre argent. Les rendements antĂ©rieurs ne sont pas garants des rendements futurs. Les rĂ©fĂ©rences Ă  des rendements antĂ©rieurs, hypothĂ©tiques, anticipĂ©s et les illustrations sont fournies Ă  titre indicatif seulement. Faites toujours vos propres recherches avant d’investir. © 2026 Wealthsimple Media Inc.