BREF par Wealthsimple
đŸ€‘ Les 7 mots qui ont fait l’annĂ©e financiĂšre
Dec 22, 2025
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Le dernier guide BREF de l’annĂ©e! 22 dĂ©cembre 2025 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne DANS CETTE ÉDITION Lecture : 8 min 🏱 Condos en difficultĂ© ☠ MĂ©diocritĂ© en hausse đŸ˜”â€đŸ’« Bouillie en folie Bienvenue Ă  l’édition spĂ©ciale revue 2025! L’équipe de BREF prend un petit repos pour les FĂȘtes, mais on sera de retour le 12 janvier. D’ici lĂ , n’hĂ©sitez pas Ă  nous faire part de vos questions, suggestions ou commentaires. On se retrouve en 2026! — L’équipe BREF L’ANNÉE SUR LES MARCHÉS 2025 : une annĂ©e tout Ă  fait normale et triomphante pour les marchĂ©s (sans ironie) S’il fallait choisir un seul mot pour rĂ©sumer les marchĂ©s en 2025, ce serait « angoisse ». Encore et encore, les manchettes ont sonnĂ© l’alarme Ă  propos de crises qui ne se sont jamais concrĂ©tisĂ©es. L’annĂ©e a commencĂ© avec l’inquiĂ©tude entourant la concentration boursiĂšre du siĂšcle, rapidement supplantĂ©e par la peur de la guerre commerciale du siĂšcle qui devait plonger les É.-U., le Canada et le reste de l’économie mondiale dans la dĂ©pression du siĂšcle. Et quand rien de tout ça n’est arrivĂ©, on s’est tournĂ© vers une nouvelle angoisse : l’enthousiasme irrationnel pour la technologie du siĂšcle qui alimente la bulle de l’IA du siĂšcle, une bulle qui ne semble pas vouloir Ă©clater en fin de compte. Avec les rĂ©sultats annuels en main, on peut finalement tout analyser et l’annĂ©e qui vient de passer semble remarquablement
 normale. MĂȘme les grandes montĂ©es et descentes de marchĂ© qui nous ont parfois donnĂ© mal au cƓur n’étaient finalement que des manĂšges pour enfants, pas le Goliath. Prenons le S&P 500 : la chute de 20 % provoquĂ©e par les tarifs douaniers en dĂ©but d’annĂ©e, puis le rebond de 17 % depuis janvier, s’inscrivent tous deux dans les fluctuations intra-annuelles historiques habituelles. Le TSX, lui, s’est remis d’une dĂ©route boursiĂšre en avril pour afficher une annĂ©e exceptionnellement solide selon les standards historiques. L’économie canadienne, bien qu’un peu maganĂ©e, a mieux rĂ©sistĂ© que prĂ©vu. Rien de tout ça n’empĂȘchera de nouvelles angoisses Ă©dition 2026 d’émerger. PĂ©nurie Ă©nergĂ©tique! Recul de l’indĂ©pendance des banques centrales! DĂ©rapages du crĂ©dit privĂ©! Et qui sait, peut-ĂȘtre que l’une de ces craintes nous donnera de vrais maux de tĂȘte. Mais si 2025 nous a appris quelque chose, c’est que toutes ces « bonnes raisons de vendre » n’en sont peut-ĂȘtre pas vraiment. T4 EN CHIFFRES 1er oct. – 19 dĂ©c. TSX : +6,3 % (+31,7 % cumul annuel) S&P 500 : +2,5 % (+17,6 % cumul annuel) Nasdaq : +2,5 % (+21 % cumul annuel) Sept magnifiques : +2,9 % (+24 % cumul annuel) Actions mondiales hors É.-U. : +2,8 % (+31 % cumul annuel) Rendements totaux en devise locale jusqu’à la clĂŽture des marchĂ©s le 19 dĂ©cembre. DonnĂ©es : S&P et TradingView. $MAGS reprĂ©sente les Sept magnifiques. $VXUS reprĂ©sente les actions mondiales hors É.-U. L’HISTOIRE CAPITALE LA REVUE DE L’ANNÉE Les sept mots d’une annĂ©e-tourbillon Les douze derniers mois ont Ă©tĂ©, disons, mouvementĂ©s. Pour s’offrir un grand tour d’horizon, on vous propose un petit lexique des termes financiers clĂ©s de l’annĂ©e qu’on vient de passer. Parfait pour se faire une tĂȘte Ă  temps pour 2026. Abondance Comme dans Abundance, ce livre politico-pop Ă  succĂšs des journalistes Derek Thompson et Ezra Klein, qui a beaucoup fait parler en 2025. Le terme est mĂȘme devenu une sorte d’étiquette pour toute une philosophie de gouvernance moderne. Mais qu’est-ce que ça veut dire, donc? En gros, la thĂšse est que les É.-U. sont devenus une nation de pĂ©nuries (de logements, d’énergie, d’infrastructures, de soins de santĂ©, de transports publics, etc.), et que les dĂ©mocrates continuent de perdre les Ă©lections parce qu’ils laissent les rĂ©glementations freiner leurs efforts visant Ă  bĂątir et Ă  contrecarrer les manques. Une idĂ©e qui a rĂ©sonnĂ© de ce cĂŽtĂ©-ci de la frontiĂšre et qui a inspirĂ© une vague d’intentions de vote provenant de gens qui ont avalĂ© la pilule de l’abondance et rĂ©clament l’accĂ©lĂ©ration des projets pour arriver plus vite au premier coup de pelle
 mĂȘme au dĂ©triment de la justice sociale et de l’environnement. Un concept qui, sans surprise, ne fait pas l’unanimitĂ©. Bulle IA Des mers d’encre ont coulĂ© cette annĂ©e au sujet de cette fameuse bulle. Pour certaines personnes, c’est une Ă©vidence, pour d’autres, une lubie. Mais les deux camps se demandent : est-ce que l’IA peut gĂ©nĂ©rer assez de profits pour justifier les fortunes indĂ©centes que les gĂ©ants de la Silicon Valley ont dĂ©pensĂ©es, soit prĂšs de 500 milliards USD (ça, c’est 11 zĂ©ros) en 2025 seulement? L’inquiĂ©tude a montĂ© d’un cran cet automne aprĂšs des semaines de nouvelles sur les accords de financement circulaires dans le secteur, avec des rĂ©percussions sur une grande part des marchĂ©s mondiaux. Les marchĂ©s ont respirĂ© un peu en novembre quand, parlant de fortunes indĂ©centes, les gains gargantuesques de Nvidia ont calmĂ© le jeu, ou Ă  tout le moins, repoussĂ© le dĂ©bat Ă  2026. Bouillie de bureau L’IA gĂ©nĂ©rative avait promis d’augmenter furieusement notre productivitĂ©, presque comme par magie. Et elle a bel et bien allĂ©gĂ© le fardeau de certaines tĂąches de bureau plates : une Ă©tude a dĂ©montrĂ© que Copilot AI de Microsoft a aidĂ© Ă  couper 1,4 h de rĂ©daction de courriels par semaine, une baisse de 12 %. Mais en Ă©change de cette (bien modeste) hausse d’efficacitĂ©, on a dĂ» se taper un dĂ©luge de bouillie de bureau, ou workslop, soit un raz-de-marĂ©e de courriels et mĂ©mos trop longs et de bien piĂštre qualitĂ©. On a remplacĂ© la tĂąche parfois fastidieuse d’écrire des courriels par la tĂąche souvent fastidieuse de réécrire des courriels poches gĂ©nĂ©rĂ©s par intelligence artificielle. Crise des condos Le boum canadien de la construction de condos des annĂ©es 2000 s’est enfin essoufflĂ© en 2022 avec la hausse des taux et l’effondrement de la demande. Depuis 2022, le nombre total de condos vendus Ă  Toronto, le plus gros marchĂ© au pays, a baissĂ© d’un gros 75 %, ce qui Ă©quivaut Ă  un gel. Partout au pays, les prix ont baissĂ© d’environ 21 % et plusieurs mĂ©dias ont mĂȘme annoncĂ© un krach. Sauf que les prix ont quand mĂȘme montĂ© de 77 % depuis 10 ans, ce qui veut dire que les condos sont encore trop chers pour la plupart des gens. Et Ă  cause de la faible demande, les promoteurs immobiliers abandonnent leurs plans de construction pour Ă©viter l’insolvabilitĂ©. Bref, rien pour aider Ă  rĂ©soudre la crise nationale du logement. Grande divergence Pendant une bonne partie de sa courte histoire, le Bitcoin s’est nĂ©gociĂ© en synchronicitĂ© avec d’autres placements spĂ©culatifs, en particulier les actions technos amĂ©ricaines. C’était gĂ©nĂ©ralement le cas jusqu’en octobre dernier, quand les trajectoires ont divergĂ©. Depuis, les actions technos amĂ©ricaines ont grimpĂ© d’environ 19 % depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, tandis que le Bitcoin a reculĂ© de 8,5 %. Et on disait que 2025 serait l’annĂ©e oĂč les cryptos deviendraient enfin lĂ©gitimes? MĂȘme Jamie Dimon, grincheux notoire et patron de JPMorgan Chase, s’était finalement adouci Ă  l’égard du Bitcoin. Mais alors que l’économie semble un peu chancelante de part et d’autre de la frontiĂšre, il semble que certaines grandes baleines de la crypto ont jugĂ© que le moment Ă©tait venu d’encaisser. Jouer du coude Comme dans Elbows up, le cri de ralliement national qui s’est fait entendre aprĂšs les menaces d’annexion de Trump et ses tarifs salĂ©s sur notre acier, notre bois et nos piĂšces automobiles, entre autres. L’expression est un clin d’Ɠil au hockeyeur Gordie Howe et Ă  son style de jeu d’une tĂ©nacitĂ© indĂ©fectible. L’avenir nous dira si la Cour suprĂȘme amĂ©ricaine tirera la plogue sur les tarifs, mais les marchĂ©s de prĂ©diction n’y croient pas vraiment. Les provocations du prĂ©sident ont motivĂ© une vague d’achat local et un boycott massif des voyages aux É.-U. On a aussi rĂ©pliquĂ© avec de nombreux tarifs sur toutes sortes d’importations amĂ©ricaines, comme les alcools, le jus d’orange, les dindes, les armes Ă  feu, les rĂ©frigĂ©rateurs et les lumiĂšres de NoĂ«l. Et on a vendu plus de pĂ©trole Ă  d’autres pays que les É.-U. que jamais auparavant. Merdification Dans son plus rĂ©cent livre, l’auteur canadien Cory Doctorow met de l’avant une thĂ©orie expliquant pourquoi les grandes plateformes web semblent inĂ©vitablement vouĂ©es Ă  devenir mĂ©diocres, pour ne pas dire de la m***e. Ainsi va le cycle : les plateformes nous appĂątent avec de super fonctionnalitĂ©s, puis, elles se dĂ©gradent progressivement par le biais de stratĂ©gies de monĂ©tisation (coucou les pubs!), jusqu’à ce que le service n’offre plus vraiment de valeur rĂ©elle et qu’il continue d’exister seulement pour nous soutirer de l’argent. Doctorow a inventĂ© le terme en 2023, mais son livre a donnĂ© des ailes Ă  l’expression. De nombreuses accusations de merdification ont d’ailleurs fusĂ© cette annĂ©e : LinkedIn, la Red Zone de la NFL, Instagram, Netflix, nos voisins du sud. — Par Brennan Doherty, Devin Gordon, Claire Porter Robbins et Jared Sullivan. Illustration d’Antonio Giovanni Pinna D’AUTRES HISTOIRES INTÉRESSANTES đŸ„« Des activistes volent pour 3000 $ de nourriture dans une Ă©picerie du Plateau Les denrĂ©es ont Ă©tĂ© redistribuĂ©es gratuitement dans Hochelaga-Maisonneuve | 24 heures đŸ–šïž Hausse marquĂ©e de la circulation de faux billets de 100 $ Ils sont presque impossibles Ă  dĂ©tecter | Le Devoir 🚄 TGV QuĂ©bec-Toronto : jusqu’à 70 trains par jour VIA Rail indique qu’actuellement, 39 trains circulent en moyenne quotidiennement | La Presse QUE PENSEZ-VOUS DE L’INFOLETTRE D’AUJOURD’HUI? J’adore Bien Bof Nos collaborateur.trices cette semaine : Nicolas A Martineau (rĂ©dacteur français), Cristina Marziale (traductrice), Violette LĂ©tourneau (rĂ©viseure), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Claire Porter Robbins (rĂ©dactrice), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Maude Campbell (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Mohini Tailor (responsable du marketing du cycle de vie), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s) Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Eva-Grace ClĂ©ment-Cruz (chargĂ©e de production marketing cycle de vie), Setareh Sarmadi (productrice Ă©ditoriale principale), Peter Martin (rĂ©dacteur principal) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Vous avez des questions? Écrivez Ă  notre Ă©quipe de soutien. Voir dans le navigateur Politiques de confidentialitĂ© Se dĂ©sabonner BREF est publiĂ© par Wealthsimple Media inc. Son contenu est prĂ©sentĂ© Ă  titre indicatif seulement. Les opinions qui y sont exprimĂ©es n’engagent que leur auteur.e et/ou Wealthsimple Media Inc. et non Wealthsimple Financial Corp. ou leurs filiales et sociĂ©tĂ©s affiliĂ©es. BREF ne constitue pas un conseil en placement, une recommandation d’acheter ou de vendre des actifs ou des titres ou un avis professionnel. BREF n’est pas un rapport de recherche et ne doit pas servir de base Ă  des dĂ©cisions de placement. Wealthsimple Media Inc. ne partage pas les opinions des tierces parties qui y sont mentionnĂ©es. Lorsque vous investissez, votre argent est Ă  risque et vous risquez de perdre une partie ou la totalitĂ© de votre argent. Les rendements antĂ©rieurs ne sont pas garants des rendements futurs. 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