BREF par Wealthsimple
đŸ˜± Obligations angoissantes
Oct 13, 2026
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Plus : mi-mandat, pleine croissance 13 octobre 2026 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne L’infolettre financiĂšre la plus lue au pays Warner Bros. Dans cette Ă©dition Lecture : 8 min Une flambĂ©e des taux obligataires qui fait peur Aussi! đŸ« Circle K surcharge tout đŸ‡§đŸ‡· Élections de rĂ©seaux sociaux L’idĂ©e de la semaine Les marchĂ©s ♄ l’impasse politique par Peter Arkle HĂ©las, on n’a pas fini d’entendre parler des Ă©lections de mi-mandat amĂ©ricaines. Et on vous entend vous demander : quel rapport avec BREF? C’est qu’un phĂ©nomĂšne inhabituel se produit cette fois-ci. Historiquement, les marchĂ©s boursiers ont tendance Ă  manquer de vigueur lors des annĂ©es d’élections de mi-mandat. Mais jusqu’à prĂ©sent, en 2026, le S&P 500 est en hausse de 13,6 %. Cette hausse est surtout attribuable aux gĂ©ants de la tech, mais selon Edward Jones, elle profite aussi du fait que le Parti rĂ©publicain de Trump se dirige vers une cuisante dĂ©faite et qu’il pourrait devoir partager le pouvoir avec les dĂ©mocrates jusqu’en 2028. AllĂ©geances politiques mises Ă  part, c’est probablement une bonne nouvelle pour les actions, puisque les gouvernements divisĂ©s ont tendance Ă  ne pas adopter de nouvelles politiques perturbatrices. En effet, depuis 1930, le S&P 500 a gagnĂ© en moyenne 5,6 % de plus que d’habitude au quatriĂšme trimestre suivant les Ă©lections de mi-mandat, notamment parce que le parti du prĂ©sident en place perd souvent du pouvoir. TSX : +1,1 % (+12,1 % cumul annuel) S&P 500 : +1 % (+13,5 % cumul annuel) Dans les derniers jours Important Circle K, propriĂ©tĂ© de Couche-Tard, arnaque sa clientĂšle. Des journalistes du Guardian ont dĂ©couvert que Circle K, propriĂ©tĂ© de Couche-Tard, et son principal rival, 7-Eleven, facturaient rĂ©guliĂšrement plus cher Ă  la caisse que le prix affichĂ© sur les tablettes. Les clients se faisaient arnaquer sur tout, de l’essence aux bonbons (par exemple, un paquet de gomme Wrigley’s affichĂ© Ă  3,99 $ US coĂ»tait 4,99 $ US Ă  la caisse). Comme l’a soulignĂ© un expert juridique dans l’article, les grandes entreprises dotĂ©es de systĂšmes sophistiquĂ©s pour la gestion des stocks n’ont aucune excuse pour ce genre d’erreur. On en connaĂźt un rayon sur les pratiques de prix trompeuses ici aussi, mais on vous rĂ©pĂšte tout de mĂȘme ce conseil indĂ©modable : ouvrez l’Ɠil Ă  la caisse! IntĂ©ressant Les gĂ©ants de la tech influencent-ils l’issue de l’élection prĂ©sidentielle au BrĂ©sil? Avec sa rĂ©glementation laxiste et ses 213 millions d’internautes hyperactifs, le BrĂ©sil est un terrain d’expĂ©rimentation privilĂ©giĂ© pour la Silicon Valley. Dans son excellente infolettre sur la culture techno, Garbage Day, Ryan Broderick avance des arguments convaincants selon lesquels les gĂ©ants amĂ©ricains des rĂ©seaux sociaux favorisent le candidat d’extrĂȘme droite FlĂĄvio Bolsonaro (fils de l’ex-prĂ©sident Jair, aujourd’hui emprisonnĂ©) dans la campagne Ă©lectorale en cours. Peut-ĂȘtre involontairement, peut-ĂȘtre pas. Cet Ă©tĂ©, Meta a briĂšvement bloquĂ©, sans explication, les publicitĂ©s Facebook du prĂ©sident sortant Lula, pendant que les comptes Instagram en faveur de Bolsonaro connaissaient une croissance record. D’ailleurs, les influenceurs Ă©vangĂ©liques d’extrĂȘme droite sont devenus si populaires sur YouTube qu’ils ont transformĂ© l’ADN religieux d’un pays qui Ă©tait catholique Ă  80 % il y a Ă  peine trente ans, contre environ 50 % aujourd’hui. Selon Broderick, Lula devra dĂ©jouer un environnement hostile sur les rĂ©seaux sociaux pour tenir tĂȘte Ă  Bolsonaro. — Jenna Benchetrit De notre commanditaire L’indice FOMO Important 🚹 Élections : la candidate libĂ©rale Ă©lue dans Maurice-Richard enflamme les rĂ©seaux. Le mot ROUUUGE sera toujours prononcĂ© ainsi par son parti Ă  l’avenir. Source đŸš« Faire entrer de l’alcool canadien aux É.-U. est maintenant un crime. Imaginez dire aux autres dĂ©tenus que vous ĂȘtes en dedans pour avoir passĂ© un petit Pinard & Filles Ă  la douane. Redoutable. Source 🧒 Des parents new-yorkais adeptes du jeu risquĂ© envoient leurs enfants dans un parc qui ressemble Ă  une cour Ă  scrap. Gosser avec une scie rouillĂ©e aiderait Ă  gĂ©rer ses Ă©motions. đŸ€· Source 🌏 Un Britannique complĂšte un tour du monde Ă  pied et rentre chez lui Ă  Hull, 28 ans aprĂšs son dĂ©part. Il a failli se contenter de notre Hull, mais les fish and chips n’étaient pas assez bons. Source Droit dans le mur Parti pour la gloire đŸ„Ÿ Un jeune randonneur de C.-B. s’est perdu Ă  cause de l’IA. Au moins, l’IA lui a trouvĂ© un balado fascinant sur les mƓurs du grizzli en attendant les secours. Source ⚜ Elon Musk est en faveur de l’indĂ©pendance du QuĂ©bec. Le QuĂ©bec est en faveur de ne plus entendre parler d’Elon Musk. Source ✈ Air Canada gagne un « Oscar » de l’industrie aĂ©rienne. Ses rigatoni sauce rosĂ©e Ă  bord remporteront-ils une « Ă©toile Michelin » de l’aviation? Source 😮 Un concours du meilleur dormeur a eu lieu au Japon. Si seulement on avait su avant qu’un petit futon par terre Ă©tait le remĂšde Ă  l’insomnie. Source On s’en fout L’histoire capitale Les obligations ont façonnĂ© le monde financier. Maintenant, elles font peur aux marchĂ©s. Pour la premiĂšre fois depuis des dĂ©cennies, les obligations sont tout sauf plates. Le rendement des obligations amĂ©ricaines Ă  10 ans a rĂ©cemment franchi la barre des 5,6 %, soit le plus haut niveau depuis 2002. Et au Canada, ça tourne autour de 4 %. Disons qu’on est bien loin des rendements de moins de 1 % des annĂ©es 2010. Qu’est-ce que ça veut dire? En gros, le coĂ»t d’emprunt grimpe pour les gouvernements, mais aussi pour monsieur et madame Tout-le-Monde. Pour y voir plus clair, on a jasĂ© avec Robin Wigglesworth, rĂ©dacteur pour le Financial Times, qui vient justement de publier un livre sur le sujet. Pourquoi les obligations sont-elles si puissantes? Le marchĂ© des obligations est presque magique. Il transforme les petits montants de millions de personnes en une montagne de capital. C’est le grand frĂšre sĂ©rieux du marchĂ© boursier : plus vieux, plus fort et beaucoup plus important. Tous les gros projets de sociĂ©tĂ© et toutes les guerres de l’Histoire ont nĂ©cessitĂ© de l’argent, et cet argent provenait presque toujours du marchĂ© des obligations. Un exemple? L’Angleterre a vaincu NapolĂ©on non seulement Ă  cause de sa ruse stratĂ©gique, mais aussi parce qu’elle pouvait financer son armĂ©e presque Ă  l’infini grĂące Ă  son vigoureux marchĂ© d’obligations. Tout ça tandis que la France avait du mal Ă  emprunter car on la considĂ©rait comme insolvable. NapolĂ©on a dit Ă  la blague que l’Angleterre Ă©tait une nation de boutiquiers. Et il n’avait pas tort. Les Ă©conomies de toutes ces petites boutiques ont financĂ© la victoire de l’Angleterre et ont contribuĂ© Ă  en faire une superpuissance mondiale. C’est donc une affaire de confiance? Oui. On pourrait dire que le marchĂ© des obligations a contribuĂ© Ă  l’essor de la dĂ©mocratie dans le monde. Imaginons que vous ĂȘtes un commerçant nĂ©erlandais des annĂ©es 1800. Vous voulez prĂȘter votre argent Ă  des pays qui semblent en mesure de vous rembourser. L’Angleterre, par exemple, avait un roi stable, un parlement et des finances relativement transparentes. De quoi inspirer confiance aux investisseurs et permettre au royaume anglais d’emprunter Ă  moindre coĂ»t. C’est fascinant. Mais revenons dans le prĂ©sent : pourquoi une montĂ©e des obligations en 2026? Les rendements montent quand les personnes qui investissent demandent une compensation plus Ă©levĂ©e pour leurs obligations, souvent Ă  cause de prĂ©occupations Ă©conomiques. Et une des principales prĂ©occupations de nos jours, c’est la dette colossale des É.-U., qui frise 40 000 G$ US. On ajoute Ă  ça le fait que le nouveau prĂ©sident de la Fed, Kevin Warsh, semblait peu disposĂ© Ă  faire monter les taux pour contenir l’inflation. Il a changĂ© de position, mais l’inflation n’est toujours pas contrĂŽlĂ©e et la guerre en Iran se poursuit. Le marchĂ© des obligations reste donc nerveux. Pourquoi le Canada devrait-il s’intĂ©resser aux obligations amĂ©ricaines? Parce qu’elles sont la rĂ©fĂ©rence mondiale et qu’elles influencent donc tous les rendements du monde. C’est comme si on Ă©tait enchaĂźnĂ© Ă  un dragon un peu saoul et qu’il fallait le suivre, qu’on le veuille ou non. Les gĂ©ants de la tech ont Ă©mis 320 G$ en obligations cette annĂ©e pour financer leurs centres de donnĂ©es IA. C’est prĂšs de 70 % de toutes les dettes Ă©mises aux É.-U. en 2026. Est-ce que c’est un financement sensĂ© ou une folie? C’est en effet une question clĂ©. Les booms technos sont plutĂŽt inoffensifs lorsqu’ils sont surtout financĂ©s par le marchĂ© boursier. Le krach de la bulle Internet a fait dĂ©gringoler les actions, mais ce n’était pas Ă©conomiquement dĂ©sastreux. Dans le cas des booms financĂ©s par la dette, les crises peuvent ĂȘtre beaucoup plus destructrices, comme l’a prouvĂ© la crise de 2008. Et c’est ce qui m’inquiĂšte avec l’IA. Cet entretien menĂ© par Claire Porter Robbins a Ă©tĂ© condensĂ© Ă  des fins de clartĂ©. D’autres histoires intĂ©ressantes 👮 De plus en plus de QuĂ©bĂ©cois·es font vivre leurs parents vieillissants Plusieurs omettent le soutien aux parents de leur planification financiĂšre. | La Presse 💾 Attention aux prĂȘts rapides Des prĂȘteurs rapides imposent des taux d’intĂ©rĂȘt illĂ©gaux dĂ©passant 200 %. | Radio-Canada đŸ› ïž Nouvelle « garantie de bon fonctionnement » Bon nombre d’appareils doivent maintenant ĂȘtre rĂ©parĂ©s gratuitement s’ils se brisent vite. | Le Devoir Que pensez-vous de l’infolettre d’aujourd’hui? J’adore Bien Bof Nos collaborateur·trices cette semaine : Marie-Sarah Bouchard (rĂ©dactrice), Cristina Marziale (traductrice-rĂ©dactrice), Émilie DesgagnĂ© (rĂ©viseure), Anissa Botohely (responsable de la localisation du contenu), Devin Gordon (rĂ©dacteur), Claire Porter Robbins (rĂ©dactrice), Stacey Woods (rĂ©dactrice), Jenna Benchetrit (rĂ©dactrice), Ambrose Martos (vĂ©rificateur de faits), Ciara Rickard (rĂ©viseure), Maude Campbell (rĂ©viseure), Sara Black McCulloch (vĂ©rificatrice de faits), Matthew Karasz (rĂ©dacteur des marchĂ©s) Jared Sullivan (rĂ©dacteur principal), Eva-Grace ClĂ©ment-Cruz (chargĂ©e de production marketing cycle de vie), Lauren Edwards (coordonnatrice de production), Peter Martin (rĂ©dacteur principal) et Devin Friedman (rĂ©dacteur en chef). Wealthsimple Media Inc. 80, avenue Spadina, 4Ăšme Ă©tage Toronto, ON, M5V 2J4 Vous avez des questions? Écrivez Ă  notre Ă©quipe de soutien. 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