BREF par Wealthsimple
🇹🇩 Le Canada, une superpuissance mondiale?
Oct 06, 2025
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Aussi : pourquoi c’est payant de rester patient 6 octobre 2025 S’inscrire Ă  l’infolettre | Afficher en ligne LE TRIMESTRE SUR LES MARCHÉS Un trimestre inĂ©dit
 et totalement normal Au dĂ©but du troisiĂšme trimestre, bien des gens qui investissent avaient l’impression de regarder dans le vide : on se remettait d’une chute de 20 %, on redoutait une guerre commerciale et on s’inquiĂ©tait d’une rĂ©cession mondiale. Trois mois plus tard? La guerre des tarifs est pratiquement oubliĂ©e et l’euphorie autour de l’IA a mis la table Ă  une ambiance digne des AnnĂ©es folles. Mais si on analyse les donnĂ©es historiques du S&P 500 (graphique ci-dessous), on se rend compte que
 c’est tout Ă  fait normal. Rappelons-nous que les marchĂ©s ont tendance Ă  croĂźtre d’environ 10 % par an. Mais pour y arriver, ils oscillent souvent bien au-dessus des 10 % pour mieux redescendre Ă  cause d’une ou deux chutes brutales en cours de route, comme celle du « jour de la libĂ©ration » en avril. Et la montagne russe est encore plus marquĂ©e avec certaines actions. Comme celle de Nvidia, la coqueluche actuelle des marchĂ©s qui a commencĂ© l’annĂ©e en baisse de 35 % et qui affiche dĂ©sormais une hausse de 60 %. MĂȘme scĂ©nario pour Meta, Oracle et Microsoft. La leçon Ă  retenir : en investissement, la patience finit souvent par payer. Le troisiĂšme trimestre en chiffres : 1er juillet - 30 septembre S&P 500 : +10,46 % (+11 % cumul annuel) TSX : +12,5 % (+23,95 % cumul annuel) Bitcoin (BTC) : +9,32 % (+18,57 % cumul annuel) Meilleur rendement sur le TSX : $CURA +233,04 % (+70,98 % cumul annuel) Pire rendement sur le TSX : $CSU -24,31 % (-14,93 % cumul annuel) Rendements totaux. Les indices S&P 500 et Bitcoin sont prĂ©sentĂ©s en CAD. DE NOTRE COMMANDITAIRE L’HISTOIRE CAPITALE LE CASTOR CONTRE-ATTAQUE Un plan pour s’élever au-dessus de l’économie amĂ©ricaine Le Canada a passĂ© 2025 sur la dĂ©fensive. Depuis des mois, les menaces d’un 51e État et de tarifs fusent. Et tout ça, de la part d’un pays qu’on considĂ©rait comme notre plus proche alliĂ© : les États-Unis. Et si cette crise Ă©tait en fait une occasion Ă  saisir? Une chance d’affirmer notre autonomie, de se mettre en mode proaction
 et de devenir la prochaine grande puissance Ă©conomique mondiale? Gros mandat, mais c’est peut-ĂȘtre le bon moment. On pourrait leur voler leurs emplois, Ă©clipser leurs entreprises et prendre leur place sur la scĂšne mondiale sans mĂȘme lĂącher un seul « dĂ©solĂ© mon chum ». Et tant qu’à y ĂȘtre, ramenons la SĂ©rie mondiale (Go Jays!). Voici le plan. Étape 1 : sĂ©duire leurs anciens alliĂ©s Pour devenir un gĂ©ant Ă©conomique, ça prend beaucoup d’alliĂ©s et de partenaires d’affaires. Les États-Unis d’aprĂšs-guerre avaient bien jouĂ© leurs cartes Ă  ce sujet-lĂ , mais les politiques commerciales prĂ©datrices du gouvernement actuel Ă©rodent leurs liens. Une occasion en or de renforcer les nĂŽtres. Le Canada a la deuxiĂšme meilleure rĂ©putation du monde Ă  l’international. (Les États-Unis ont glissĂ© de 18 places cette annĂ©e pour toucher le 48e rang.) Notre pays a dĂ©jĂ  des accords commerciaux avec 51 pays et Ottawa a tirĂ© profit de notre statut en se rapprochant encore plus du Mexique, de l’Europe et de la CorĂ©e du Sud. D’aprĂšs Fen Osler Hampson, professeur en relations internationales Ă  l’UniversitĂ© de Carleton, notre rĂ©putation d’alliĂ© fiable est une grande force qui nous aiderait Ă  conclure des accords. Mais il faudra aller au-delĂ  du capital de sympathie et veiller Ă  livrer la marchandise. Kent Fellows, Ă©conomiste Ă  l’UniversitĂ© de Calgary, a proposĂ© au gouvernement de construire un corridor nordique qui permettrait de connecter Ă©conomiquement nos trois cĂŽtes et de mieux acheminer nos ressources. Ce projet pourrait ajouter 6,5 G$ Ă  notre PIB. Mais la fiabilitĂ© et la connectivitĂ© ne sont que le premier pas
 Étape 2 : attirer la crĂšme de la crĂšme des talents Pour vraiment prendre sa place dans l’économie, ça prend un vaste Ă©ventail de talents. Ici aussi, les États-Unis ont mis la table Ă  un revirement de situation en faisant grimper les frais de leurs visas de travail spĂ©cialisĂ©. Selon, Jen Lussier, cheffe de l’exploitation pour la firme de talents technos Platform Calgary, ce ne sera pas trĂšs difficile de convaincre les pros de venir au Canada. En moyenne, on vit trois ans de plus ici qu’aux États-Unis, et notre population est plus heureuse et moins pauvre. Le Canada dĂ©borde de talents. Pourtant, le pays est au 17e rang mondial de l’innovation, alors que les États-Unis sont troisiĂšmes, et on tire aussi de l’arriĂšre dans les domaines de l’entrepreneuriat et de la recherche et dĂ©veloppement. Mme Lussier affirme que le Canada gagnerait Ă  accueillir davantage de talents technologiques d’expĂ©rience capables de former notre main-d’Ɠuvre et de fonder des entreprises pour l’employer. Heureusement, on a dĂ©jĂ  un modĂšle de programme d’entrĂ©e express. Il suffirait de le lier Ă  l’emploi local et d’amĂ©liorer la voie vers la rĂ©sidence permanente. De quoi damer le pion aux voisins du sud. Étape 3 : se ressourcer On ne manque pas de ressources naturelles. Sauf que les mines, le pĂ©trole, le gaz naturel, et l’agriculture reprĂ©sentent une plus petite part de notre PIB (environ 10 %) que l’immobilier, et ce dernier n’est pas un secteur particuliĂšrement productif. ExploitĂ©es de maniĂšre durable, ces ressources peuvent attirer d’importants investissements Ă©trangers. Et elles pourraient nous aider Ă  nĂ©gocier des accords commerciaux avantageux, un peu comme la Chine et ses terres rares. Prenons la moutarde comme exemple. Oui, la moutarde! Le Canada est le plus grand exportateur de moutarde au monde et les États-Unis sont notre principal acheteur, consommant un fulgurant 30 millions de litres chaque annĂ©e. Imaginez la panique dans les stades amĂ©ricains s’il n’y avait subitement plus de ce condiment clĂ©. Ou si les petits sachets jaune fluo coĂ»taient 5 $ l’unitĂ©! Le mĂȘme principe s’applique pour la potasse, le bois d’Ɠuvre ou l’électricitĂ©. Ça pourrait peser lourd dans la nĂ©gociation. Étape 4 : miser sur le manufacturier Toute bonne puissance Ă©conomique se doit d’avoir un solide secteur manufacturier avec des produits Ă  haute valeur ajoutĂ©e, comme les semi-conducteurs ou les appareils mĂ©dicaux. Le manufacturier, c’est un levier Ă©conomique : chaque dollar dĂ©pensĂ© dans ce secteur en gĂ©nĂšre 2,64 $ en raison de l’activitĂ© Ă©conomique indirecte qu’il enclenche. Mais malheureusement, le Canada investit trois fois moins dans les amĂ©liorations manufacturiĂšres que les États-Unis. Ce qui explique pourquoi le secteur accuse une baisse marquĂ©e depuis les annĂ©es 1950 et reprĂ©sente seulement 10 % de notre PIB. Alors, notre idĂ©e? Puisque certaines marques amĂ©ricaines n’ont pas rĂ©ussi Ă  faire leur place sur notre marchĂ©, on retrouve tout plein de magasins grandes surfaces vides de type Target ou Nordstrom au Canada. MĂȘme si le privĂ© levait le nez sur l’idĂ©e, on pourrait miser sur le soutien des sociĂ©tĂ©s d’État pour dĂ©velopper des industries clĂ©s. Bon OK, on exagĂšre un peu Le Canada n’imposera pas d’embargo sur la moutarde et il ne prendra pas non plus d’assaut l’économie des États-Unis. Mais reste qu’on retrouve plus haut les ingrĂ©dients d’une Ă©conomie forte. L’idĂ©e, ce serait de dĂ©velopper deux avenues clĂ©s. D’abord, miser sur nos forces. Brian Lewis, agrĂ©gĂ© supĂ©rieur Ă  la Munk School de l’UniversitĂ© de Toronto et ancien Ă©conomiste en chef de l’Ontario, trouve que les mĂ©dias ont plus tendance Ă  se concentrer sur les lacunes Ă©conomiques du Canada qu’au sud de la frontiĂšre. Ce qui nourrit une vision dĂ©faitiste de la situation. D’aprĂšs Lewis, pour soutenir sa croissance, « le Canada devrait continuer de miser sur ce qui fait dĂ©jĂ  sa force », comme l’éducation et la stabilitĂ©, et mettre en place des mesures proactives et assumĂ©es pour contrer les faiblesses. Ensuite, prendre des risques calculĂ©s. Les choix que fait une nation (ou les choix que ses leaders font pour elle) jouent un rĂŽle crucial. Prenons la CorĂ©e du Sud. Elle est presque identique Ă  la CorĂ©e du Nord en matiĂšre de gĂ©ographie et de ressources. Et pourtant, en quelques dĂ©cennies seulement, la premiĂšre a enregistrĂ© une croissance 94 fois plus marquĂ©e que la deuxiĂšme en investissant dans l’éducation, la recherche et dĂ©veloppement, et de forts liens commerciaux. Il s’agit lĂ  d’un choix. Transformer un vieux Target en manufacture, ça ne rĂšglera pas tous nos problĂšmes. Mais ça nous donnera peut-ĂȘtre l’élan d’aller au-delĂ  de l’inquiĂ©tude pour mieux bĂątir l’économie qu’on veut vraiment. Et ce, une idĂ©e folle, ou ambitieuse, ou follement ambitieuse Ă  la fois. — Sarah Rieger Illustrations par Stephen Dybus L’INDICE FOMO IMPORTANT đŸœïž Le Hamburger Helper fait un retour en force Ă  cause du prix de l’épicerie. Ça nous apprendra Ă  nous ennuyer du bon vieux temps. Source 🎬 L’actrice IA « Tilly Norwood » suscite de vives rĂ©actions Ă  Hollywood. Elle en profite pour emmagasiner un maximum d’expressions faciales pour son prochain projet. Source đŸ˜”â€đŸ’« Une Ă©tude prouve que le cannabis soulage les maux de dos. Mais pas l’envie folle de souper aux chips. Source đŸ–„ïž Microsoft lance la fonction vibe working pour la suite Office. L’équivalent informatique d’un mononcle qui joue au aki. Source DROIT DANS LE MUR PARTI POUR LA GLOIRE ☕ Le cafĂ© Maxwell House change son nom pour Maxwell Apartment. Moins cher que le Maxwell Condo, mais plus cher que le Maxwell Demi Sous-Sol. Source ⚟ Les Canadiens ne peuvent pas acheter de billets pour le match des Blue Jays au Yankee Stadium de NY. OK, ben les AmĂ©ricains n’ont pas le droit de venir voir les couleurs Ă  Sutton d’abord. Source 🧟 Le variant « Frankenstein » de la COVID-19 gagne du terrain au QuĂ©bec. Il prĂ©voit atteindre son pic juste Ă  temps pour Halloween. Source 👕 Shein ouvrira ses premiers magasins physiques en France. Parfait pour constater la piĂštre qualitĂ© de prĂšs. Source ON S’EN FOUT QUE PENSEZ-VOUS DE L’INFOLETTRE D’AUJOURD’HUI? 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